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L’anuptaphobie ou la peur panique d’être célibataire

La personne anuptaphobe ne supporte pas l’idée d’être célibataire. Par conséquent, elle a tendance à se jeter dans les bras du premier venu. Lorsqu’elle est en couple, elle a une peur bleue d’être quittée. Lumière sur cette « obsession du couple » qui prend ses ramifications dans l’enfance et qui dénote un manque de confiance en soi, la peur de l’abandon, et toute une série de comportements relationnels problématiques comme la dépendance affective ou sexuelle.

Comportements révélateurs d’une tendance à l’anuptaphobie

1 — Le bonheur passe par la vie de couple

Tout le monde connaît l’adage : mieux vaut être seul que mal accompagné. Pour la personne anuptaphobe, c’est inconcevable. Pour être heureux, il faut forcément être en couple. Par conséquent, la personne qui en souffre recherche un partenaire à tout prix au risque de ne pas être très sélective. Une étude réalisée par les chercheurs du Département de psychologie de l’Université de Toronto révèle que les anuptaphobes préfèrent de loin endurer une relation médiocre, en s’engageant avec n’importe qui, plutôt que d’être seuls.

« Lors d’un scénario de speed-dating, les personnes qui ont le plus peur d’être célibataires ont manifesté leur intérêt pour un plus grand nombre de partenaires potentiels, motivés par le désir d’éviter d’être seuls », indique la chercheuse Stephanie Spielmann*.

2 — Un manque de confiance en soi

La personne anuptaphobe manque d’estime d’elle-même et se dévalorise facilement. Comme elle ne se trouve pas digne d’être aimée, elle s’accroche… même quand la relation est toxique! Sa peur de l’abandon la pousse à adopter des comportements qui s’apparentent à la jalousie maladive comme espionner son partenaire (lire ses textos, courriels), s’imaginer des scénarios catastrophes sur une possible infidélité ou l’éventualité que son partenaire puisse la quitter d’un instant à l’autre. Et la moindre remarque sur une autre femme ou un autre homme donne lieu à des réactions démesurées comme « c’est ça, tu ne m’aimes plus? » ou « je le savais que tu allais me quitter ».

3 — La peur de l’abandon

Comme la personne anuptaphobe a peur d’être abandonnée, c’est rarement elle qui met fin à une relation amoureuse, même si au fond, elle sait pertinemment que ce n’est pas la bonne relation. Pour gérer cette peur, elle a tendance à tout contrôler : l’âge pour se marier, le moment d’avoir son premier enfant, la rencontre des beaux-parents, etc. Cette peur morbide de l’abandon trouve principalement ses sources dans l’enfance — sentiment d’abandon, de rejet, d’incompréhension de la part des proches ou épisodes traumatisants comme la séparation des parents.

4 — Une grande dépendance affective ou sexuelle

Contrairement aux personnes dites « normales », la personne anuptaphobe ne vit pas bien les séparations temporaires qui permettent de mieux apprécier les retrouvailles. Lorsque son partenaire est absent, elle ne prend pas nécessairement plaisir à se retrouver seule pour prendre du temps pour elle et elle redoute d’être abandonnée au moindre désaccord dans le couple. Et comme les relations sexuelles lui donnent l’impression d’être aimée, la personne souffrant d’anuptaphobie pourrait avoir tendance à développer une dépendance sexuelle.

Consulter un professionnel pour gérer ses peurs

Pour vaincre l’anuptaphobie qui peut être très souffrante et engendrer la dépression, il est conseillé de consulter un professionnel de la santé question d’y voir plus clair, et éventuellement, arriver à surmonter ses peurs comme le sentiment d’abandon et le manque d’estime de soi. Le terreau deviendra ainsi fertile pour accueillir des relations amoureuses saines et durables!

Par Marie-Claude Veillette

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