Avoir une sexualité épanouie après 50 ans: oui, c’est possible!

Avec les années, de nombreux changements physiques et hormonaux viennent bouleverser notre rapport à la sexualité. Ménopause… andropause… deux mots qui ne signent pas la fin de la vie sexuelle, bien au contraire! Même si la fréquence des rapports sexuels diminue généralement avec l’âge, la qualité des échanges, elle, peut même s’améliorer avec l’expérience et une meilleure connaissance de soi et de son partenaire.

Ménopause quand tu nous tiens!

Vécue différemment d’une femme à l’autre, la ménopause peut être un véritable enfer pour certaines — fatigue, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, sautes d’humeur — bref, toute une ribambelle de symptômes qui peuvent donner envie de mettre sa sexualité en veilleuse.

« Je constate dans ma pratique que la majorité des femmes vont éprouver avec l’âge une baisse de désir normale et la ménopause joue encore davantage là-dessus », affirme Michèle Moreau, médecin généraliste associée à l’Hôpital Notre-Dame du CHUM et spécialiste de la santé des femmes.[1]

Pour d’autres, ces symptômes, attribuables à une baisse d’œstrogènes, sont plutôt légers et cycliques et ont, par conséquent, moins d’incidence sur la libido et la vie sexuelle.

« J’ai les mêmes relations épanouies qu’il y a 5 ans et des partenaires attentifs qui m’aident à combler mes baisses passagères de désir. Pour moi, tout se joue entre les deux oreilles. J’essaie de prendre soin de moi et de mon corps pour être en pleine confiance lorsque je fais l’amour », affirme Céline B. 51 ans.

Anticipation et baisse de désir?

Outre les hormones, notre perception de la ménopause, et de ses effets probables, peut jouer un rôle dans la réussite ou l’échec des rapports sexuels.

Une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine indique que « toute difficulté sexuelle signalée (par les femmes) est plus probablement due à une anticipation ou des représentations négatives qu’à des effets biologiques ou hormonaux ». [2]

Et pour les hommes qui associent virilité avec génitalité? L’anticipation d’un éventuel problème érectile peut aussi saper la libido.

« Juste à l’idée que mes érections soient moins rapides, moins fermes et durent moins longtemps, ma femme avait moins envie de faire l’amour. J’ai fini par sentir que je n’étais plus à la hauteur et perdre le goût de lui faire des avances. On a dû consulter pour mieux communiquer et arrêter d’imaginer le pire », raconte Denis S., 62 ans.

Hormones mâles en déclin

Comme les femmes, les hommes aussi vivent des changements hormonaux, mais pas tous de la même façon. Certains conservent un taux de testostérone élevé jusqu’à un âge avancé.

Une baisse de la testostérone ou déficit androgénique lié à l’âge (DALA) peut provoquer de nombreux symptômes de nature physique (tonus musculaire moindre, envie plus fréquente d’uriner, calvitie, gain de poids, etc.), de nature psychologique (irritabilité, dépression, perte de confiance en soi, etc.) et, bien sûr, de nature sexuelle, tels que :

  • Dysfonction érectile (absence ou une perte d’érection durant les rapports sexuels) ;
  • La crainte de ne plus satisfaire sa partenaire ;
  • Une baisse d’intérêt pour la sexualité ;
  • Une baisse d’intérêt pour sa partenaire et des fantasmes plus fréquents de relations sexuelles avec d’autres partenaires ;
  • Des disputes de couple à propos du sexe et de l’intimité.

Des hommes témoignent

« Je suis avec une femme de 18 ans ma cadette et malgré tout, il m’arrive d’être nostalgique de mes partenaires précédentes ou des occasions que je n’ai pas saisies par le passé. J’aurais envie de plus de diversité, comme de faire l’amour avec deux femmes en même temps ou expérimenter une relation bisexuelle. À mon âge vénérable (rire!), ça en prend plus pour avoir une érection. Pas pour se sentir stimulé, mais pour que le corps suive l’esprit », affirme Ronald T, 68 ans.

De plus, avec l’âge, la période réfractaire s’allonge, c’est-à-dire le temps de repos nécessaire entre deux érections. Raison de plus pour prendre son temps, comme l’affirme Alain M., 57 ans.

« Lorsque je fais l’amour, je suis moins fougueux qu’avant, mais je suis plus tendre aussi. Je prends mon temps. Je profite du moment. Et lorsqu’il m’arrive de temps en temps d’avoir des pannes, ma blonde est plus active dans les caresses et ça repart de plus belle. On se connaît par cœur et on se respecte. On accepte aussi que vieillir fasse partie de la vie. »

Parler de ses peurs pour renforcer sa vie sexuelle

Pour maintenir ou raviver la flamme, il faut s’ouvrir à l’autre et discuter de ce qui nous gêne… pour éviter les malentendus.

Prenons l’exemple d’un homme qui serait aux prises avec un problème de dysfonction érectile et qui n’en parlerait pas à sa partenaire. Cette dernière pourrait penser que son manque de vigueur découle d’une absence de désir pour elle.

Même chose pour une femme qui repousserait les avances de son partenaire, non pas par manque de désir, mais parce qu’elle éprouve un inconfort ou même de la douleur lors des rapports sexuels.

Avec les années, il faut s’ouvrir aux changements qui s’opèrent en nous et accepter que notre vie sexuelle évolue avec le temps comme l’affirme Denise Bombardier dans son livre Plus folle que ça, tu meurs.

« … À 60 ans, on ne fait plus l’amour comme les contorsionnistes du Cirque du Soleil! Il y a moins de gymnastique. La position du missionnaire est plus confortable! » [3]

Cultiver sa sexualité…

Baisers, câlins, mots doux au quotidien, propositions indécentes, surprises, moments dédiés pour faire l’amour… Profitez-en!

Les enfants ont grandi. Ils sont peut-être même partis de la maison. Il n’y a plus à s’inquiéter d’une grossesse non désirée ou des mille et une tâches à accomplir au quotidien lorsque les enfants sont jeunes.

Vous êtes célibataire? Profitez-en pour explorer de nouveaux plaisirs charnels avec un nouveau partenaire que vous rencontrerez peut-être sur Réseau Contact, qui sait?

[1] https://www.lebelage.ca/ma-sante/mieux-etre/une-vie-sexuelle-epanouie-apres-50-ans?page=all

[2] http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/09/06/21202-menopause-naffecte-pas-sexualite#fig-comments

[3] http://www.lapresse.ca/vivre/sexualite/201702/17/01-5070566-lamour-apres-50-ans-croire-encore-au-prince-charmant.php

Par Marie-Claude Veillette

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