Quand madame veut s’engager sur-le-champ

73 commentaires
15
jan

(Aujourd’hui, je vais poursuivre une réflexion amorcée dans un billet publié le 20 avril dernier. Il était question des femmes célibataires sans enfant qui ont très, très envie de fonder une famille.)

Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une « beauté désespérée » dans la trentaine, célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu’elle n’en peut plus de vivre seule et d’entendre l’obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ?

J’en ai rencontré quelques-unes et j’en connais d’autres dans mon entourage. Une première date avec ce genre de femme peut être assez surprenante…

Le scénario est généralement le suivant — je vais ici condenser des rencontres dont j’ai été l’acteur ou le témoin.

La maternité avant l’amour

Après les premiers contacts avec un homme disponible pour une rencontre, la trentenaire célibataire organise un rendez-vous dans un endroit public pour faire plus ample connaissance — c’est du moins ce qu’elle prétend. Lors des 30 ou 40 premières minutes de la rencontre, les deux individus discutent de choses et d’autres dans un contexte plus ou moins relax. Puis la beauté désespérée profite d’une pause dans la conversation pour prendre une mine sévère, pour regarder fixement le mâle dans les yeux et lui demander, avec un sérieux solennel : « Moi, je suis à la recherche d’un homme qui veut s’engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l’engagement… »

« Je veux ça, maintenant ! »
(Source : Inferis, Wikimedia Commons)

Incroyable mais vrai : une femme demande à un homme qu’elle ne connaît presque pas s’il veut s’engager. Elle n’a pas encore parlé d’amour… mais elle parle déjà couple, mariage, enfants !

Madame veut brûler les étapes. Tout le plaisir de la rencontre est escamoté.

On se croirait dans le Québec traditionnel, avant la Révolution tranquille, quand une « fille à marier » cherchait désespérément un « bon parti », un homme qui a une « situation », pour fonder une famille et éviter la honte du statut de « vieille fille ».

À la question prématurée « Toi, veux-tu t’engager ? », le gars qui répond : « Heuuu… Je suis ici pour faire connaissance, je ne cherche pas à vivre en couple demain matin… Et je n’ai vraiment pas envie d’avoir des enfants… » est automatiquement disqualifié par madame. Elle se dira : « Merde, je suis encore tombée sur un salaud qui ne veut pas s’engager. »

Or monsieur n’a rien fait de méchant. Son comportement est normal : il refuse tout simplement de mettre la charrue devant les bœufs.

L’homme objet

Pendant ce genre de rencontre, l’homme se dit : « Mais qui suis-je, moi, pour cette femme ? Elle ne me connaît pas, elle ignore ma personnalité, mon vécu… Elle ne s’intéresse qu’à son projet de vivre en couple et d’avoir une famille. »

Dans un autre contexte, lorsqu’un homme rencontre une femme dans le seul but de s’offrir une aventure sexuelle, la réflexion de madame sera identique : « Mais qui suis-je, moi, pour cet homme ? Il ne me connaît pas, il ignore ma personnalité… Il ne s’intéresse qu’à mon corps, il ne pense qu’à coucher avec moi. »

À mon humble avis, une femme trop pressée de nidifier a un comportement plus irresponsable qu’un homme trop pressé de forniquer. Coucher avec une date dès le premier soir, c’est parfois risqué (on ne sait jamais, on peut tomber sur un individu bizarre ou dangereux), mais s’engager trop rapidement dans un projet familial, c’est très, très risqué… et très lourd de conséquences.

« Ah, quel beau coucher de soleil… Bon, maintenant, veux-tu t’engager ? »

Attention, n’allez pas croire que je me moque des femmes qui rêvent de fonder une famille. Le désir d’avoir un enfant est légitime. Et je comprends qu’à partir de la mi-trentaine, le temps presse.

Ce qui m’achale, c’est la mentalité tout-ou-rien de certaines célibataires obsédées par leur désir d’enfant. Elles ignorent (ou font semblant d’ignorer) que la maternité est le fruit d’une relation amoureuse, non son point de départ. On ne peut pas tout avoir, tout de suite ; une femme ne peut pas rencontrer du premier coup un partenaire-géniteur idéal qui-veut-s’engager ! Ça ne se peut pas.

« Toi, veux-tu t’engager ? », c’est non seulement anéantir tout le charme de la rencontre, c’est aussi instrumentaliser l’homme, le traiter comme un objet. Aussi sexiste, aussi crétin que le machisme des hommes qui estiment que les femmes ne sont bonnes qu’à baiser.

Pour en savoir plus
Mon billet « Quelle peur de l’engagement ? »

Pssst !
Suivez-moi sur Twitter

Abonnez-vous à cet article

73 commentaires

  1. Je suis d’accord à 1000% avec tout ce que t’as dit; je l’avais déjà pensé, mais je savais pas le formuler aussi bien :)

  2. D’après-moi quand une femme demande à un homme si il désire s’engager lors d’une première rencontre, ce n’est pas une invitation à s’engager sur-le-champ mais plutôt une façon de savoir si il y a un potentiel d’aller plus loin dans une relation ou si l’homme a déjà en tête de s’offrir une aventure d’un soir.
    Si son but est d’avoir une aventure d’un soir ou simplement une rencontre amicale, ce n’est pas nécessairement qu’il est un salaud, et la femme peut accepter ou non. Mais si elle désire rencontrer un homme avec qui fonder une famille, il est préférable qu’elle sache immédiatement à quoi s’en tenir pour éviter de perdre son temps et d’avoir des attentes.
    N’oublions pas que pour une femme il est plus difficile que pour un homme d’avoir des enfants après la quarantaine donc le fait d’être “pressée” dans la trentaine d’a rien de désespéré. C’est seulement être réaliste de savoir qu’elle n’a pas des décennies pour collectionner les rencontres sans lendemain avant de finalmement tomber sur “le bon”.
    Aussi il n’y a pas que des femmes qui désirent un engagement profond, il arrive que des hommes aient envie de s’engager et aient envie de savoir quelles sont les intentions de la personne qu’ils rencontrent.

  3. La recherche d’un ou d’une partenaire pour qu’il/elle devienne le père ou la mère de nos enfants est certainement différente de la recherche d’un partenaire occasionnel. Je pense que c’est une excellente idée d’écrire tout de go dans notre fiche qu’on en veut des enfants et qu’on se sent prêt(e) à en avoir. On évite alors des rencontres inutiles et stériles (c’est le cas de le dire!) entre une personne qui veut des enfants et une autre qui n’en désire clairement pas. Si, en partant, les deux personnes désirent des enfants, on a déjà un point d’entente.

    Les critères changent quand c’est le futur parent de nos enfants que l’on rencontre. Normal. Quel que soit l’amour de départ, un couple sur deux se sépare, soyons réaliste. Quand on a des enfants, la relation parentale perdure, alors on a intérêt à trouver quelqu’un qui a du bon sens et qui s’en occupera bien de ces petits-là. Un bon partenaire parental, fiable et avec des valeurs.

    Si le désir, voire l’urgence!, d’enfant est déjà exprimé dans la fiche, il ne sera pas nécessaire de préciser en personne, à la troisième phrase, que l’on recherche quelqu’un qui veut des enfants, ce sera déjà fait!

    Une femme libre
  4. Je me souviens de cette belle femme avec qui javais discuté il y a un moment. 39 ans, belle carrière… Elle a été en couple 9 ans avec un gars. Elle l’aimait beaucoup, elle a attendu qu’il soit prêt. Ils étaient rendus là, à essayer pour un bébé quand en fin de compte il lui a dit qu’il n’était “pas prêt” et l’a quittée.

    Elle me racontait que pour elle c’était un deuil, elle avait toujours voulu des enfants et maintenant à 39 ans, elle avait l’impression que même si elle rencontrait quelqu’un, elle n’aurait jamais le temps de bâtir comme elle l’aurait voulu avant de décider d’avoir un enfant. Elle faisait une croix sur la maternité.

    Je pense que les femmes célibataires à la mi-trentaine ont toutes plus ou moins vécu quelque chose de semblable et que le message qu’elles tentent de passer, c’est “ne me fais pas perdre mon temps si tu n’as pas les mêmes projets”

    On est prête à prendre notre temps mais on ne veut pas manquer le bateau non plus. Puisque nos jours “fertiles” sont comptés, on ne veut pas investir de précieuses années dans un homme qui nous laissera tomber juste avant la ligne d’arrivée prétextant qu’il n’a jamais voulu de ça. Autant savoir tout de suite avant d’entamer une relation, de s’investir émotivement.

    Mais le message n’est pas clair. La fille qui dit qu’elle veut tout ca, elle veut sourtout signifier que si le gars cherche un one night, un amie santé ou si pour lui ce n’est pas important, de passer son chemin. Le gars, même le gars correct, l’interprète surtout comme “si on sort ensemble tu seras pris dans pas long avec un bébé et tout le tralala”.

    Lost in translation?

  5. @Kat et Nat : l’homme qui se fait poser cette question à la premiere rencontre, MALGRÉ le fait que ça ait probablement DÉJÀ été mentionné dans les échanges menant à la première date, que la femme cherche du sérieux, ça nous fait freaker, POINT.

    J’m'excuse, mais à une première date un homme ne sait pas s’il aura un jour envie d’épouser la candidate et fonder une famille… On est là pour savoir si on a envie d’une deuxieme date… Pas pour prendre une décision immédiate pour les 5 prochaines années de nos vies…

    Si vous le mentionnez déjà dans votre profil et EN PLUS dans les discussion menant a la rencontre, le ramener pendant la date peut être percu comme désespéré. Que vous le soyez ou non…

    C’qui me fait rire dans ca, c’est que paradoxalement, ces mêmes femmes prennent généralement le temps de préciser qu’elles veulent prendre leur temps, bâtir quelque chose de solide… MAIS… Vous nous demandez de savoir ce que l’on veut EN PARTANT… Ça marche pas comme ca…

  6. Personnellement, demander à un homme s’il désire s’engager, ne signifie pas que je désire m’engager demain matin, ni me marier, ni avoir des enfants. Cela signifie tout simplement que je crois en l’engagement et que c’est ce que je recherche. C’est une question comme une autre afin de ne pas perdre mon temps avec un homme qui ne recherche pas la même chose que moi. Évidemment, lors d’une première rencontre, je ne parlerai jamais de mariage, d’enfants, etc. Cependant, savoir très rapidement si monsieur croit en l’engagement ou non, est un must pour moi. Pourquoi je perdrais mon temps avec un homme qui ne recherche pas la même chose que moi? Pourquoi je lui poserais la question des mois plus tard pour me rendre compte que j’ai perdu mon temps? Et l’inverse est tout aussi vrai.

    Qu’est-ce qu’il y a de mal à indiquer rapidement à monsieur que je crois en l’engagement? Si cela ne lui convient pas, il n’a qu’à passer à la suivante. Plusieurs hommes ne se gênent pas pour demander tout de suite à une femme si elle couche, alors pourquoi je devrais mettre des gants blancs pour mentionner que je crois en l’engagement?

  7. Chers lecteurs et lectrices, vos commentaires ci-dessus m’inspirent trois questions.

    1. Qu’est-ce qui empêche des hommes et des femmes d’apprécier des aventures d’un soir ET d’avoir envie de s’engager à long terme ?

    2. Et si une aventure d’un soir, avec des partenaires qui ne s’attendent à rien d’autre et qui ne pensent pas au lendemain, menait à une autre soirée olé olé, puis à une troisième, et à une quatrième, etc., jusqu’à ce qu’une relation se noue… et que les partenaires aient envie de s’engager ?

    3. En somme, une attitude psychorigide du genre “Je veux rencontrer quelqu’un qui veut s’engager, ou rien !” n’est-elle pas une excellente manière d’effrayer des partenaires qui, dans un contexte moins psychorigide, auraient pu avoir envie de s’engager (pas demain matin, mais dans un avenir pas trop lointain) ?

    Qu’en dites-vous ?

  8. @ MaRT Tout à fait d’accord. Mais c’est souvent le commentaire le plus impersonnel qui est pris le plus personnel…

    @JS : La plupart des filles passent par ce questionnement à un moment où l’autre. Ces filles qui acceptent un one-night, puis un autre, puis un autre qui devient 2 ou 3 nuits, puis un autre qui se transforme en ami-santé qui “niaise” pendant 2 ans… Elles finissent immanquablement par se demander ce qu’elles ont de travers.

    Les gars sont partants pour des one nights avec toutes sortes de filles qui ne cadrent pas nécessairement dans ce qu’ils recherchent pour une relation à long terme. Parce que, ben oui c’est plate, ils ont ce complexe madone/putain. Parce que c’est pas parce qu’un gars a envie de coucher avec une fille qu’il se voit avec. Très difficile pour une fille de passer du rôle de “fille à trip” à celui de blonde. Tandis qu’à l’inverse, les filles seront généralement plus attirées par des hommes avec qui elles se voient à long terme.

    On peut “décider” de vivre un trip avec un gars qu’on trouve cute mais sur le long terme on se lasse, surtout quand on décide qu’on en a assez et qu’on voudrait bien se caser. On se retrouve alors confrontées à notre “réputation”.

    Ces situations sont de véritables bordels émotifs pour les filles. On en vient immanquablement au raisonnement 3. Même si on ne sait pas trop comment dealer avec.

  9. Monsieur Marsan,

    Réponses à vos questions:

    1- Rien n’empêche d’avoir une aventure d’un soir et de chercher également un engagement à long terme sauf qu’il est archi-rare que le partenaire d’un soir devienne le père ou la mère de nos enfants. Ça peut toujours arriver mais c’est si exceptionnel que les aventures d’un soir représentent une perte de temps et d’énergie quand le projet souhaité est de fonder une famille.

    2- Votre idée que les aventures d’un soir mènent parfois à l’engagement est une possibilité, oui, mais rarissime (voir point un). Le olé olé survit rarement au quotidien. L’avenue la plus probable est que le olé olé devienne rapidement un bof! allons voir ailleurs si j’y suis dès que la nouveauté s’estompe.

    3- C’est très bien que ceux qui sont effrayés par l’engagement et l’idée même éventuelle de former un couple stable et une famille ne contactent pas les personnes qui sont rendues à cette étape de leur vie et qui peuvent l’énoncer clairement. Qu’ils continuent dans le olé-olé avec les autres olé-olés et qu’ils laissent les prêts-à-se-caser réaliser leur projet en paix. Il ne s’agit pas de piéger un(e) partenaire éventuel, mais bien d’en rencontrer un(e) qui a les mêmes buts les yeux grands ouverts. La qualité prime sur la quantité ici.

    Une femme libre
  10. Tiens, une autre question me vient à l’esprit : considérant que les femmes sont culturellement conditionnées pour être romantiques (c’est-à-dire niaiseuses…) et que les hommes sont culturellement conditionnées pour être obsédés par le sexe (c’est-à-dire morons…), le dialogue hommes-femmes serait donc impossible ?

    J’ai l’air de déconner, mais croyez-moi, ma question est sérieuse.

  11. Étrangement, je pense avoir vécu l’inverse, plus souvent qu’autrement. C’étaient les hommes que je rencontrais qui formulaient rapidement leur souhait d’engagement.

    Que ce soient relation homme/femme en amour, amitié, affaires. Relation tout simplement. Je pense qu’il est important de savoir qui l’on est et quoi on veut.

    Par contre, avec le temps, je réalise qu’on est pas nécessairement obligé de le dire. Ça se détecte majoritairement assez facilement.

    En fait, il suffit de savoir qui/quoi on est, le reste se fait tout seul. Même pas besoin de mettre de mots (en mettre si nécessaire).

    J’ai lu dernièrement le livre sur le sujet et je le recommande! “Gagnez au jeu des échecs amoureux” par Pascale Piquet.

    Bonne continuation!

  12. Un moron et une niaiseuse, ça va plutôt bien ensemble, je trouve! ;o)

    Une femme libre
  13. lol apparemment oui! ça fait des milliers d’années qu’on tente de résoudre l’équation et on n’a pas encore trouvé la solution! :)

  14. Je n’ai pas peur de l’engagement, mais j’ai envie de tripper avec une femme avant de construire mon projet de famille!

    La situation décrite par Jean-Sébastien me rappelle un air connu. Lorsque je me fais poser une question sur l’engagement ou sur les enfants j’ai l’impression d’avoir devant moi une femme uniquement préoccupée par son identité de mère plutôt que de conjointe. Hé ho, faire un enfant, c’est s’engager à maintenir une relation à vie avec une autre personne, c’est normal que je m’assure au départ que cette personne me plaît.

    Même dans la trentaine, il est normal de souhaiter qu’une relation évolue “normalement”: avec la phase de découverte mutuelle (caractérisée par une certaine frénésie sexuelle), la phase d’engagement mutuel (et la fameuse question: “on garde ton sofa ou le mien?”), la phase de consolidation (“ok, on le fait, et ça va être un garçon! Non, une fille!”) et souvent, malheureusement, la phase de déclin (“Le rendez-vous chez le médiateur est à 15h, ne sois pas en retard”). J’avoue c’est stéréotypé, mais ce que je veux dire c’est que le fait de vouloir un enfant et d’avoir peur de dépasser la “fenêtre d’opportunité” ne devrait pas créer une pression pour sauter les étapes du développement d’une relation à deux. De toute façon, c’est contreproductif.

    Évidemment, le monde serait donc beau s’il n’y avait pas de menteurs, de “peureux” de l’engagement et de “changeux” d’idée. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Un couple, c’est un peu un référendum quotidien, tu n’es jamais certain que l’autre partie va voter “oui” à la question “veut-il rester avec moi?”. On n’a jamais la garantie non plus que les promesses seront tenues (“Dès que j’ai ma permanence dans 5 ans, je te promets qu’on fait un bébé”). Sachant cela, il faudrait revoir notre vision de la rencontre et se préoccuper uniquement de trouver quelqu’un qui nous plaît.

    Une rencontre débouche sur une relation “d’amant-ami”? Pas de problème, rien n’empêche les parties de continuer à faire d’autres rencontres. La relation évolue vers un couple qui s’engage et qui forme des projets communs, comme un enfant? Bingo! L’objectif est atteint, il suffit alors de mettre fin aux autres relations qui n’étaient pas “matures” et d’aller de l’avant avec celui ou celle qui désire s’engager.

    Vision trop rationnelle de l’amour et du couple? Peut-être. Mais personnellement, je préfère cette vision des relations homme-femme que celles basées sur la peur d’être laissé, le stress de l’horloge biologique, le ressentiment et, surtout, l’absence de plaisir.

    pas peureux, trippeux!
  15. Et c’est dans de tel questionnement que l’on constate la différence perceptuelle de l’homme et de la femme. Homme que je suis, quand j’entend le terme “engagement”, je réagis (et pense) comme J-S: “Z’êtes folles ou quoi?”. Je suis considéré comme un vulgaire organe reproducteur, géniteur et bailleur de fonds après une ou deux rencontres !!
    Et pourtant si je signifie à une femme que je n’ai pas d’objection à un (ou des) one nights c’est elle qui m’accuse de la considérer que pour son corps. La société étant ce qu’elle est, c’est l’homme qui est percu comme le “gros cochon”. C’est à rien n’y comprendre et dans des situations telles quelles, je fais ce que l’homme a appris à faire depuis la nuit des temps… I run as far and as fast as possible with no turning back.

  16. Bonsoir à tous, à mon humble avis, les femmes tout comme les hommes peuvent être romantiques (c’est-à-dire niais tous les deux)… Et qu’en 2013 Les hommes et les femmes sont (je ne dirais pas ici culturellement) mais plutôt instinctivement par besoins différents des êtres obsédés par le sexe (c’est-à-dire, oui oui, morons…), le dialogue hommes-femmes est très possible si les deux partenaires synthonisent le même poste… comme au ciné-parc, on synthonise tel poste (les règles sont claires en partant) pour être certain de bien comprendre et entendre la même chose ! Tout simplement…

  17. Le problème majeur selon moi, c’est l’idée qu’il faut avoir une situation optimale pour avoir des enfants : études terminées, bon job, relation stable, maison, auto, et avoir « vécu sa vie» (comprendre ici, avoir voyagé, fêté et avoir eu des aventures). Comme si le fait d’avoir un enfant nous empêcherait de vivre notre vie, on en fait un projet «ultime».

    Bon d’accord, j’avoue que moi-même je pensais ainsi, du moins, jusqu’à mes 19 ans (âge de ma première grossesse). J’étais loin, très loin de pouvoir offrir la situation optimale à mon enfant. D’ailleurs, on ne s’est pas privé de me le faire remarquer et de me traiter d’égoïste parce que j’avais refuser de me faire avorter sous prétexte que j’étais une étudiante sans emploi et sans conjoint qui vivait encore chez ses parents.

    Ce n’était pas facile comme situation, évidemment! Mais pour avoir vécu mes deux autres grossesse quelques années plus tard, dans une situation optimale, je peux vous dire que ce n’est pas plus facile d’être parent dans un cas comme dans l’autre!

    Tout ceci pour dire que ça ne sert à rien d’attendre d’être prêt monétairement, professionnellement et «relationnellement». L’important c’est de les vouloir ces enfants, quitte à les avoir seule!

    Nous ne sommes pas obligé de faire les choses «dans l’ordre». On peut devenir parent, puis rencontrer l’amour. Parce que la famille est aussi, à l’instar du mariage et de l’âme soeur, une belle idéologie restrictive et aliénante!

    En plus, lorsqu’on est maman monoparentale, on fait fuir les hommes qui ne veulent pas d’enfants, alors même plus besoin de poser la question: on s’affiche ouvertement et on prend le temps d’apprécier les rencontres que l’on fait. Si l’amour se présente, tant mieux, si non, ben y’a pas de panique à avoir parce que notre vie est déjà bien remplie.

  18. J’adore ce questionnement quand Madame veut s’engager sur-le-champ. J’ai vécu la même chose. L’horloge biologique n’attend pas. Parce qu’il faut quasiment leurrer les partenaires pour avoir un enfant. Résultat, j’ai eu 2 enfants, une à 30, l’autre à 38 ans. Mais toujours célibataire et très heureuse maman. S’il fallait attendre un homme gentil pour se faire la famille rêvée, j’attendrai encore très longtemps. Pourquoi on ne pourrait pas dire exactement ce qu’on désire?

  19. Là JS pour la question de morons et de niaiseuses, je crois que c’est une interprétation facile. Les petites tendances ne sont pas des généralités. Je connais plusieurs hommes qui ne demanderaient que ça de s’engager. Je suis dans une tranche d’âge qui pense très différemment. Dans la cinquantaine, on ne se pose plus la question d’avoir des enfants ou pas mais plutôt de trouver une compagne qui sera à nos cotés pour longtemps.

    Le romantisme est une belle valeur si elle n’est pas exagérée. Le sexe aussi, on n’a pas mis une croix la-dessus croyez moi. Les 2 se vivent bien au sein d’une relation harmonieuse.

    L’engagement se vit très bien et facilement entre 2 personnes qui veulent le vivre. Faut juste être 2… et se plaire.

  20. J’avoue que la petite histoire m’a bien fait rire… mais je suis d’accord avec NAT G. Une femme qui demande à un homme dès la première rencontre s’il est prêt à s’engager veut simplement dire deux choses: l’une étant qu’elle recherche un gars qui ne collectionne pas les one night et qui la rencontre dans un but pour possiblement aller plus loin, et de l’autre qu’a première vue il l’intéresse bien! Donc, si un homme se fait demander LA question qui tue, ce qu’il devrait en conclure est qu’il est tombé sur une bonne fille qui ne veut pas juste du sexe… et qu’à prime abord il a toutes ses chances! ;)

    Bonne recherche messieurs et soyez plus ouverts

  21. “[...] ce qu’il devrait en conclure est qu’il est tombé sur une bonne fille qui ne veut pas juste du sexe… et qu’à prime abord il a toutes ses chances!”

    Pourquoi diaboliser le sexe… ENCORE ? Il est impossible qu’une bonne fille ne désire que s’amuser ?

  22. Je suis d’accord que l’empressement fait fuir les gens où que le désir absolu de maternité pourrait réunir deux personnes qui voudraient la même chose sans qu’ils ne soient compatibles réellement! Mais je préfère une femme qui le mentionnerait dès le départ à celles qui sont (eh oui, hélas) bien capables de faire un enfant à un homme après quelques semaines ou quelques mois “par accident” alors qu’aucun projet de vie n’a été discuté! Dans une société très individualiste et individualisante, un enfant est (grande platitude un peu généraliste) le seul projet pour lequel il faut être deux! La question, c’est: à quel point décidons-nous de ce projet de famille? Est-ce quelque chose qui arrive naturellement parce que nous sommes avec une personne avec qui nous sommes bien et que ça va de soi? Est-ce que parce que nous voulions tellement vivre cette expérience que nous avons pris les moyens pour qu’elle arrive? Certaines femmes ne peuvent pas vivent avec l’angoisse du “peut-être que cela ne m’arrivera jamais”! La vie est pleine de sources d’investissements et de réalisations personnelles, pourquoi ce désir obsédant de la famille? L’engagement semble avoir un caractère presque “sacré” de nos jours. Quand une amie se marie rapidement, les autres se demandent comment elle a réussi… drôle de réflexion! Je n’envie pas les gens qui achètent une maison et qui n’ont pas les capacités financières de la payer autant que je n’envie pas les gens qui sont spontanément en couple sans se connaître! C’est peut-être aussi la société dans laquelle nous vivons qui impose une certaine vitesse. On veut tout immédiatement et pas juste les femmes et la famille ou même les gens et la rencontre (ces drôles d’individus qui se désillusionnent après 4-5 dates… comme si avoir un rendez-vous et donner quelques minutes de son temps leur valait la découverte de la perle rare!!), mais aussi, pensons à la bouffe rapide… au film que l’on trouve sur le Net avant leur sortie au vidéo…! Je pense que les gens ne savent plus attendre et donc ne savent plus désirer… Mais… je me dis qu’au moins…. aujourd’hui plus que jamais ils connaissent leur envies et leurs besoins! Maintenant la façon de les combler parle beaucoup de la personne elle-même!

  23. @Mart :

    Si elle pose la question, c’est pas son but ce soir-là. Si on veut juste du sexe, on s’en fout du pedigree de monsieur, tant que ça lève!

  24. Je crois qu’on interprète mal la question. La question devrait être plutôt: qu’est-ce que tu cherches dans une relation à court et long terme? Je crois qu’à 30 ans on est en mesure d’y répondre. Est-ce qu’avoir des enfants est un projet à court ou long terme – encore faut-il définir ce que l’on entend; s’il est clair que non, on le dit, si on ne sait pas aussi! Est-ce avec toi que je veux en avoir? C’est une question qu’on ne peut répondre à la première rencontre, à moins que à soit évident que la personne ne nous plait pas. La question de l’engagement doit aussi être remise dans un contexte: qu’est-ce que je cherche à court et long terme? Si c’est rencontrer beaucoup de femmes pour x raisons: sexe, prendre son temps de choisir. Soyez clairs! On peut sortir d’une relation et ne pas avoir envie de s’engager, mais croire en l’engagement. Le type de relations vécues avant peut être révélateur. Si elles étaient instables avant, il faut savoir pourquoi ça serait différent maintenant ou sinon ce qu’on fera différemment pour que ça ne soit pas pareil. Et mesurer notre capacité et désir à changer. Je crois qu’il ne faut pas se gêner pour parler d’engagement et désir d’enfants, c’est comment on en a parle qui fait la différence. L’écrire dans son profil est un début, mais la discussion doit être approfondie. De plus, peu importe le sujet choisi lors de la première rencontre, l’important est de savoir communiquer! Première erreur de plusieurs d’entre nous, interpréter ce que l’autre pense, veut dire ou a comme but secret. Si on y prête des intentions malveillantes au départ, c’est mal parti! Si le sujet nous rend mal à l’aise, pourquoi ne pas le dire? Ceci amène à coup sur des clarifications sur ce que l’autre dit. Puis, on peut aussi se donner un temps pour répondre à la question? Ex.: je peux te parler de mes croyances en l’engagement, mais j’ai besoin de te connaître pour voir si je m’engage avec toi. Donc, à la fin de la soirée, on va d’abord déterminer si on se revoit et quand, si a partir de maintenant, on se donne une chance ou pas, et si ça implique que je cesse d’aller sur ce site en écrivant en pause, ou je vois d’autre personne. Si tous deux acceptent la position de l’autre, aucun malaise! L’engagement, commence par le fait d’être honnête et respectueux envers l’autre, être capable de communiquer et s’entendre sur un petit contrat (je te vois dans x temps). Si on ne respecte pas cela, imagine le reste!

  25. @ KATH je t’adore! J’ai les mêmes idéaux que toi!!!!

    Commentaire personnel: depuis que je suis sur le réseau, j’ai bien l’impression de rencontrer des mecs qui veulent juste une amie santé, et pourtant, avant aujourd’hui j’avais une fiche assez explicative et assez directe! Les gars te font croire que c’est ce qu’ils veulent et après trois semaines/ un mois de fréquentations et de soirées olé-olé, ils ne sont tout simplement pas en amour ou ça clique pas ou blablabla… Et moi pendant ce temps? Comme une idiote, je m’attache et quand j’en ai marre j’y mets un terme et comme KATH dit je me sens comme une pute! Et pourtant, j’avais pas dit que je voulais rencontrer un mec qui voulait s’engager? Oui! D’une manière ou d’une autre on est fourrée en tant que femme! L’homme peut être franc ou il peut, dans le sens contraire, te faire croire tout ce que tu veux juste pour du sexe!

  26. Ce qui me fascine, à lire les commentaires, c’est que c’est tout à fait légitime pour une femme d’avoir plein d’attentes… Mais si un homme en a le moindrement, oh là là!, ça marche pas…

  27. Au moins la fille est directe et annonce ce qu’elle recherche…

    Demander au gars s’il n’a pas peur de l’engagement et s’il envisage une famille, je trouve que c’est ok finalement.

    Aussi, est-ce que les gens lisent attentivement les fiches des personnes qu’ils aimeraient rencontrer? Si oui, ne soyez pas surpris que la fille abaisse ses cartes tout de suite.

    On parle ici d’une femme qui est dans la trentaine et qui commence à envisager sérieusement la maternité, non d’une fille début vingtaine qui se cherche encore et préfère s’amuser un bon coup avant de penser à s’engager sérieusement.

    Normal qu’elle ne veuille pas perdre son temps!

    Si vous vous sentez agressé messieurs, alors prenez vos jambes à votre cou et fuyez, vous n’aurez pas perdu votre temps non plus!

  28. @ Frank : Vous avez écrit “Ce qui me fascine, à lire les commentaires, c’est que c’est tout à fait légitime pour une femme d’avoir plein d’attentes… Mais si un homme en a le moindrement, oh là là!, ça marche pas…”

    Bonne observation.

    Je perçois aussi, dans plusieurs commentaires, une vision binaire et simpliste de l’amour et du couple : quand on a 20 ans, on peut s’amuser, butiner, expérimenter, mais quand on arrive dans la trentaine, il faut devenir “sérieux”, se caser, s’engager, finies les folies. Je trouve ça affreusement moralisateur et réducteur. Un tue-l’amour… Avec cette mentalité, la rencontre n’est pas un événement agréable et parfois surprenant, c’est un exercice de sélection aussi plate qu’une entrevue d’embauche pour un poste de sous-fifre dans une compagnie quelconque.

    « On associe souvent le fait de devenir adulte avec la tendance à se caser, s’écraser dans le confort, alors que c’est précisément le contraire : c’est faire éclater les cases, déployer toute son énergie, vivre l’inconfort, la fatigue, le temps qui manque, ne plus attendre de correspondre à une catégorie et se frayer un chemin particulier, incomparable, comme un fou, comme un sage », écrivait en 2009 Nicolas Lévesque, philosophe et psychologue (dans son essai Teen Spirit). Je ne saurais mieux dire…

  29. Pourtant monsieur Marsan, c’est vous qui avez compartimenté une catégorie de femmes en disant au tout début de votre article:

    “une de ces célibataires dans la trentaine, célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu’elle n’en peut plus de vivre seule et d’entendre l’obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ?”

    Qu’est-ce que vous avez contre ce genre de personne?

    Vous ne parlez jamais vraiment d’enfants et pourtant, ils sont la prolongation du couple qui se forme au début d’un homme et d’une femme (du moins de ceux qui ont envie d’avoir une famille évidemment).

    Est-ce que pour vous la vie n’est qu’on long party où il faut avoir du fun à tout prix?

    Je ne trouve rien de mal à ce que madame mette les choses au clair au tout début et dise qu’elle envisage seulement des rencontres avec qui quelqu’un qui voudra un jour avoir des enfants avec elle (pas dans 20 ans car à 30 ans pour elle, il serait trop tard).

    Ça peut vous sembler un éteignoir, mais si pour elle c’est une condition sine qua non, elle a tout de même droit à sa conception de la vie et à clarifier les choses au tout début. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas capable d’avoir du fun et de prendre le temps de vous connaître avant :)

    Je n’aurais pas de problème avec le gars qui me rencontre et me dirait le premier soir qu’il ne recherche rien de sérieux, pas d’engagement, juste du fun!

    Je saurais alors à quoi m’en tenir. Soit que je finis ça court et que je décide de passer au suivant, soit celui qui a les mêmes buts que moi, mais je pourrais aussi décider, s’il me plaît, de passer la nuit avec lui pour profiter d’un bon moment entre deux adultes consentants et de poursuivre ma quête du partenaire idéal le lendemain…..
    Comme ça, on sait tous deux à qui s’en tenir.

    Si vous dans la trentaine, vous ne désirez pas devenir “sérieux” et que vous voyez votre vie en éternel célibataire et que vous ne voulez pas d’enfants, admettez au moins que les motifs d’autres qui veulent une chose totalement différente ne les fait pas passer alors pour “binaire et simpliste” dans leur vision de l’amour.

    Je me dis que par chance qu’il y en a pour se reproduire, sinon on s’éteindrait bien assez tôt comme ça! ;)

  30. @ Diane H : Je vais répondre à plusieurs éléments de votre commentaire, dans l’ordre.

    Pourtant monsieur Marsan, c’est vous qui avez compartimenté une catégorie de femmes en disant au tout début de votre article: “une de ces célibataires dans la trentaine, célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu’elle n’en peut plus de vivre seule et d’entendre l’obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ?”

    Ces femmes existent, j’en ai rencontré, c’est pourquoi j’ai décidé de leur consacrer un billet.

    Qu’est-ce que vous avez contre ce genre de personne?

    Comme je le souligne dans mon billet, je n’ai rien contre les femmes qui veulent fonder une famille. Une attitude rigide pendant la rencontre, en revanche, me semble contre-productive.

    Est-ce que pour vous la vie n’est qu’on long party où il faut avoir du fun à tout prix?

    Non. La vie est parfois drôle, parfois sérieuse. Mais je déteste les gens qui se prennent trop au sérieux. Et une attitude du genre : “Je suis à la recherche du futur père de mes enfants. Toi, veux-tu t’engager?”, c’est se prendre trop au sérieux.

    Je ne trouve rien de mal à ce que madame mette les choses au clair au tout début et dise qu’elle envisage seulement des rencontres avec qui quelqu’un qui voudra un jour avoir des enfants avec elle (pas dans 20 ans car à 30 ans pour elle, il serait trop tard).

    Envisager seulement des rencontres avec quelqu’un qui voudra un jour avoir des enfants, c’est exiger la perfection-sur-le-champ, se couper l’herbe sous le pied et tuer dans l’oeuf des possibilités de rencontre. Une telle attitude limitera le nombre de candidats à l’amour et, au final, la pauvre célibataire rencontrera peu d’hommes valables.

    Envisager seulement des rencontres avec quelqu’un qui voudra un jour avoir des enfants, c’est le contraire de la rencontre !

  31. Même si j’ai n’ai pas d’expérience de relation de couple, je considère comme folle une personne qui veut s’engager sans connaître minimalement l’autre. Et je crois qu’un enfant est un projet pour un couple qui est déjà très bien solide. Je dirais qu’un couple ne devrait pas penser à un enfant avant 3 ans de relation (les psychologues disent que la phase da passion dure environ 24 mois, alors, 12 mois de plus, je considère que c’est une expérience considérable avec l’autre pour pouvoir savoir si l’on veut vraiment poursuivre un projet de telle importance).

  32. “Envisager seulement des rencontres avec quelqu’un qui voudra un jour avoir des enfants, c’est le contraire de la rencontre !”

    Non, c’est simplement une rencontre avec un autre but en plus, différent de ne vouloir rencontrer que pour un soir ou juste un *ami-santé*.

    Qui vous dit que la personne n’a pas eu son lot de rencontres différentes et variées?

    Si elle a mettons 35 ans et qu’elle a connu plusieurs hommes et qu’elle commence à envisager d’avoir un ou des enfants sérieusement, ne croyez vous pas qu’il est temps qu’elle prenne en effet les choses au sérieux avec des candidats qui pensent comme elle?

    Rien de mal alors à ce qu’elle statue ce qu’elle désire et qu’elle tente de savoir ce que monsieur en pense.

    Elle l’a peut-être fait d’une manière maladroite avec vous en sembler *attaquer* directement sur ce sujet ce soir-là, mais c’est votre problème et non le sien si vous vous sentez tout de suite confronté alors que ce n’est visiblement pas ce que vous voulez….

    À ce moment, passez juste un bon moment ensemble et ne la revoyez pas, ne la blâmez pas de dire ses attentes, au moins elle est honnête et recherche quelqu’un qui va honnêtement lui dire ses propres attentes.

    “…tuer dans l’oeuf des possibilités de rencontre?”

    Je crois qu’au contraire elle doit en avoir fait en masse des rencontres et qu’à 35 ans et plus, si on tient VRAIMENT à avoir des enfants, il faut bien se concentrer à trouver le bon candidat. On ne parle pas du candidats “plus-que-parfait”, car personne ne l’est, mais au moins elle peut trouver quelqu’un qui a plusieurs points communs avec elle, comme justement le désir d’avoir une famille.

  33. Oui Daniel, c’est sûr que c’est important de bien se connaître et d’avoir du vécu ensemble en tant que couple avant de procréer ensemble.

    Cependant, ne vaut-il pas mieux aborder la question assez vite si, pour vous, c’est crucial?

    Vient un moment où l’un ou l’autre est prêt et si vous apprenez soudain que ça n’a jamais été dans les projets de l’autre d’avoir un enfant alors que vous y tenez, il va y avoir une grosse déception d’un bord alors que vous êtes déjà passablement attaché(e)!

    C’est aussi important que de discuter si oui ou non vous voulez un mariage ouvert ou l’exclusivité, ce que vous pensez au point de vue monétaire, qui va payer quoi etc., etc.!

  34. @ Diane H. : Tant qu’a y être, pourquoi ne pas parler de sexe pendant la première rencontre ? À madame qui demande (un brin angoissée parce qu’elle rêve désespérément d’avoir un enfant) “Toi, veux-tu t’engager ?”, l’homme peut répliquer (un brin angoissé parce qu’il rêve désespérément de fourrer) : “Toi, fourres-tu ?”

    À mes yeux, les deux questions se valent. Ce sont deux questions aussi débiles l’une que l’autre, dans le contexte.

    Pour vivre avec quelqu’un qui aura envie de fonder une famille, il faut commencer par rencontrer des gens dans un contexte relax, en manifestant de l’ouverture d’esprit, sans avoir d’attentes. Avec le temps, on peut aller plus loin avec quelqu’un, approfondir une relation. Vouloir rencontrer quelqu’un pour fonder une famille sans avoir pris le temps d’approfondir une relation et sans avoir vécu le fun de faire des rencontres, c’est procéder à l’envers.

  35. Bonjour Monsieur Marsan, je crois qu’une attitude rigide, c’est celle de vouloir à tout prix imposer notre façon de voir à l’autre. La femme qui ouvre directement ces cartes est celle qui sait ce qu’elle veut. Est-ce la manière de le dire qui dérange le plus? Son style de personnalité plus directe? Notre réaction face à l’autre nous est propre, votre façon de vous sentir comme un objet qu’on marchande aussi. Lui avez-vous dit comment vous vous sentiez? La chimie entre deux personnes ne dépend pas d’une façon particulière de se comporter… Certains aiment flirter, d’autres sont mal à l’aise avec cela. La question à se poser est: est-ce que ce que la personne en face de moi me plaît, y compris sa façon directe de s’exprimer? Attention à ne pas prêter des intentions à l’autre. Vous pensez qu’elle vous considère comme un objet, allez vérifier. Si vous ne la croyez pas, l’amour n’est pas possible car sans la confiance, on ne débouche pas sur grand chose. On utilise facilement les catégories, les généralités pour se défendre!!!! Elles sont toutes comme cela… Les hommes et les femmes le font. Utilisez le je et parlez d’une situation en particulier. Si vous comptiez les fois ou ça ne s’est pas passé comme cela? Personne ne se définit totalement dans une catégorie. L’être humain est très nuancé. Le noir tire sur le brun, le vert, etc., et le blanc est défini d’une variété de façons. Si cette femme avait besoin de savoir si l’homme qui est devant elle partage les mêmes valeurs qu’elle, avant de passer en mode séduction? C’est légitime, elle se respecte et peut vous respecter. Elle ne vous a pas insulté directement, mais il me semble que vous avez ressenti ses propos comme une insulte. Je peux me tromper, je ne vous connais pas. La question est plus profonde, pourquoi êtes-vous si dérangé par cela et pourquoi vous sentir tant que cela comme un objet et pourquoi avec tant d’intensité. Une intensité qui vous met en mode défensif : c’est pas moi, c’est elles qui sont pas correctes. La séduction et l’amour n’est pas une game de qui-qui-va gagner ou qui a raison ou tort. C’est une partie qui se joue à deux… Peu importe le jeu, on doit établir une entente sur la façon de jouer pour avoir du plaisir. Nommez-moi un jeu où il n’y a pas de règle ou façon de procéder. Et pourtant, c’est un jeu. La séduction est un jeu…. Si le jeu ne vous plaît pas, c’est personnel à vous ! Ce n’est pas les hommes qui détestent ce jeu…

  36. C’est une idée complètement dépassé que la nécessité d’être un couple pour faire un enfant!

    Assumez votre désir de devenir mère et faites-le toute seule!
    C’est bien moins de trouble que de passer sa vie à chercher le conjoint idéal.

    Ensuite vous n’aurez plus la difficulté de faire le tri entre les hommes qui veulent et ne veulent pas d’enfants: ceux qui n’en veulent pas se sauveront de vous.

    Je veux dire, tant qu’à s’engager avec le premier volontaire pour faire des bébés et finir par former un joyeux couple de parents divorcés à la marmaille stimagtisée par l’éclatement de leur famille…

    Quand l’alarme biologique sonne, l’heure n’est plus à la quête du prince charmant! Les féministes se sont battues pour que nous ayons cette liberté de choisir et cette autonomie, profitez-en donc!

  37. Encore une fois Mr. Marsan, vous ne semblez pas vouloir vous arrêter au fait que cette femme a déjà fait des rencontres et maintenant à l’âge de 35 ans mettons, veut se concentrer sur des relations plus sérieuses et combler son désir d’enfant.

    Cela ne veut pas dire mettre de côté le plaisir dans leurs rencontres.

    Le “fourres-tu?” serait vulgaire, mais je comprendrais fort que monsieur veule bien annoncer qu’il n’a pas l’intention d’avoir une relation platonique, surtout si c’est pour être sérieux.

    Je trouve donc que les deux questions ne se valent pas, car pas demandées sur le même ton.

    Avoir des attentes dans la vie, c’est normal.

    Les sites de rencontre comme Réseau Contact ou autre ne sont pas fait juste pour rencontrer des partenaires juste pour le sexe. Il y en a pas mal c’est sûr, et l’un n’empêche pas l’autre.

    C’est pas parce que vous, vous ne semblez pas vous centrer sur une relation unique et sérieuse que vous devez dénigrer ceux qui recherchent un partenaire stable et capable d’engagement.

    Je parle à un paquet de jeunes gens et même de tous les âges, et beaucoup d’entre eux croient encore en l’amour et en l’engagement.

    Au fond, tout cela est une question d’honnêteté et de respect de l’autre.

    Je ne ferais pas perdre non plus mon temps à quelqu’un qui ne voudrait QUE du sexe si moi mes attentes sont un peu plus hautes…

  38. Mr. Marsan, lisez bien ce qui dit DIDI plus haut, elle rejoint bien ce que je pense et elle le dit bien mieux que moi :-)

  39. Je crois que parler de sexe est ok., si on est à l’aise avec sa sexualité. C’est plus de la façon dont on en parle à laquelle je réagirais. Demander à l’autre “veux-tu fourrer”…. Disons que les termes choisis ont le mérite d’être clairs. Dans mon cas par contre, ce serait assez turn off et je le dirais à la personne. Le manque d’élégance des propos sans doute et à quoi cela réfère. Le mot engagement n’a pas cette connotation. Faire l’amour ou coucher ensemble et fourrer… Pas la même signification. Pas plus que engagement et se caser… Encore une fois nuance… Et ce n’est pas question ici d’être snob. Mais, je crois que comme journaliste, vous savez le pouvoir des mots choisis. Cela change toute l’intention.

  40. Ce n’est pas une non-rencontre que de rencontrer quelqu’un qui correspond à nos critères de base les plus importants. C’est une vraie rencontre au contraire, où on met les chances de notre côté et également du côté de la personne rencontrée. Je m’interroge, tout comme Didi avant moi, sur ce qui vous fâche tellement dans le fait qu’une femme désire fonder une famille. Il y a des hommes et des femmes qui n’ont pas l’intention d’avoir des enfants, c’est clair et réfléchi. C’est leur droit le plus strict. On ne les insulte pas pour autant. Une femme, ou un homme qui désire des enfants n’aurait pas le droit de le dire? Mais pourquoi donc? Vous apparentez une telle “révélation” à demander vulgairement “Fourres-tu?” Ben voyons donc! Il n’y a aucune vulgarité ni agression à révéler à l’autre nos buts et objectifs et le fait de vouloir des enfants ne veut pas dire que la personne n’aime pas faire l’amour et avoir du plaisir! Je me demande pourquoi vous vous sentez si agressé par des désirs qui diffèrent des vôtres, au point d’avoir envie de manquer de respect à cette femme qui ne pense pas comme vous en lui disant “Fourres-tu?”

    Une femme libre
  41. @ Une femme libre, Didi, Diane H. : Je vais me résumer.

    Une femme qui pose la question “Toi, veux-tu t’engager?” à un homme qu’elle ne connaît presque pas, lors d’une première rencontre, c’est…

    - Un manque sens stratégique (une première rencontre, c’est pour faire connaissance et s’amuser; parler d’engagement dès la première rencontre trahit la volonté de brûler les étapes, et ça probablement fera fuir l’homme).

    - Un manque de savoir-vivre (doublé d’un épouvantable esprit de sérieux).

  42. Alors là, je ne suis pas du tout en accord avec Monsieur Marsan.

    1- De dire que c’est un manque de sens stratégique, au contraire elle sait exactement ce qu’elle a à faire et elle c’est sa stratégie à elle… Elle a passée sa vie à faire des rencontres. Il n’y a aucun mal à mettre toutes ses cartes sur la table dès la première rencontre. Une première rencontre c’est fait pour s’amuser. Ben voyons donc, une rencontre est dans le but de trouver un partenaire ayant des points communs avec nous. Si elle définit dès le départ, c’est tout à fait respectable et bingo si l’homme a les mêmes désirs qu’elle. De plus, qui a parlé qu’il y avait des étapes à une rencontre… Un psychologue? Si oui, je ne suis pas de son avis, une rencontre peut varier de quelques minutes à plusieurs heures ou plusieurs rencontres. Tout dépend du but que l’on recherche et dans ce cas-ci, on connaît le but de la dame et c’est tout à fait de son droit. Si l’homme fuit, tant pis pour lui, NEXT! Au moins, elle n’aura pas perdu son temps et elle finira bien par trouver quelqu’un qui lui correspond.

    2- Un manque de savoir-vivre et d’un esprit de sérieux. Encore là, totalement en désaccord et je répond la même hose que définit ci-dessus.

    Finalement M. Marsan, je trouve plutôt que vous avez votre propre conception de la vie sociale et autre… Et chacun à sa propre conception. Je respecte votre manière de voir les choses, mais vous faites drôlement preuve d’étroitesse d’esprit en reniant tous les commentaires sur votre post et en ne considérant bonne que votre vision étroite d’une rencontre.

  43. Géraldine, j’ai une amie qui a fait cela il y a 15 ans.

    Faut dire qu’elle a les moyens… avocate.

    Alors elle a choisi l’insémination artificielle.

    A eu une jolie jeune fille avec qui elle en arrache un peu aujourd’hui (l’adolescence! ;-) mais elle l’adore.

    Bon, cela étant dit, ok, il y a des femmes qui choisissent délibérément d’enfanter seules.

    J’applaudis à cela, c’est leur liberté et quel courage!

    Cependant, avouons que l’idéal est un père et une mère dans le portrait… Oui, notre conjoint pourrait mourir, nous laisser tomber comme une vieille chaussette pour une jeunette, ou bien c’est la femme qui peut vouloir divorcer si elle ne l’aime plus ou le couple qui décide pour ses propres raisons de se séparer.

    Mais au moins le papa reste dans le portrait, il ne “divorce” pas de ses enfants et peut continuer à en prendre soin… S’il n’y a pas de batailles et de conflits entre les divorcés bien sûr, mais un paquet de divorcés arrivent tant bien que mal à bien réussir leur divorce pour le bien de leurs enfants.

    Lorsque j’ai rencontré mon futur mari, ok nous n’avons pas parlé le premier soir si oui ou non on voulait des enfants, mais cela a été évoqué bien vite dans les jours d’après, tout comme lorsque nous discutions de nos valeurs réciproques, de ce que nous voyions dans le futur et je n’ai pas senti que j’agressais mon nouveau chum, et lui ne m’a pas agressé non plus en discutant avec moi de ses attentes.

    Je rajouterais que quand on aime un homme et que l’on ressent le désir d’avoir un enfant, il y a ce besoin immense d’en avoir un de l’homme que l’on aime… et on espère que notre conjoint ressente la même chose également.

    Disons que cette femme a probablement été bien maladroite dans sa façon de s’exprimer le tout premier soir sur le fait qu’elle voulait éventuellement un homme n’ayant pas peur de s’engager et qui désirait une famille, tout autant qu’elle.

    Ok, c’est gauche, mais Mr. Marsan, pourquoi ne remerciez vous pas le ciel qu’elle était été directe (quoique brusque et gauche) pour dire ses attentes et que vous ayez pu alors prendre vos jambes à votre cou pour fuir une situation que vous ne désiriez pas du tout?

    Vaut mieux cette franchise brusque, plutôt que de vous retrouver piégé quelques mois plus tard alors que cette femme vous annoncerait inopinément qu’elle a “oublié” de prendre sa pilule et que vous allez être père…

    Je connais une fille qui a fait ça parce que son chum ne voulait pas d’enfants….

    Je pense qu’il aurait préféré la première fille qui a été bien plus honnête, vous ne croyez pas?

  44. Bon, j’avoue que la question posée aussi abruptement est une approche pour le moins curieuse, oui. Et rabat-joie également, je le concède. Il y a cependant une différence entre interroger l’autre, ce qui le met sur la défensive, j’en conviens, et parler de soi, en spécifiant qu’on veut éventuellement des enfants. N’est-ce-pas le but d’une première rencontre, commencer à se connaître? Si j’étais un homme allergique aux enfants, j’apprécierais de savoir que cette femme que je trouve belle et gentille, en veut, et donc je ne la reverrrais pas, ou je la reverrais pour baiser avec, si elle y consent, avec franchise et ouverture. Un intermède dans sa recherche du père potentiel de ses enfants serait peut-être bienvenu. En tout cas, c’est comme ça que je le lui présenterais! ;o)

    Une femme libre
  45. Je vous l’accorde que ce n’est pas stratégique si on est en mode séduction pour certains hommes et que cela fait sérieux. Mais, si c’est justement du sérieux que cette femme recherche et que sans sauter d’étapes de la relation, elle souhaite déjà voir si la personne en face d’elle partage une valeur fondamentale à laquelle elle tient? Dans tous les profils, on fait ce type de spécifications pour pleins de chose: la minceur, le fait d’être sportif etc. Pourquoi pas nos valeurs de base?

  46. Peut-être qu’un autre moyen serait de poser une question ouverte. du genre “Où te vois-tu dans 5 ou 10 ans?”

    La réponse (ou le manque de réponse) peut donner une idée de la personnalité.

  47. @Kath : Effectivement, les questions ouvertes (qui mettent la table pour une discussion) seraient plus pertinentes dans ce contexte que des questions fermées (avec pour seules réponses possibles “oui”, “non”, “peut-être” ou “je ne sais pas”).

  48. En passant, merci à tous pour vos commentaires !

    Vous savez, ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec l’un ou l’autre d’entre vous que je n’apprécie pas la qualité de vos interventions. (Il y a très peu de commentaires insultants, hors-sujet et autres “trolls” dans ce blogue, ce qui me fait vraiment plaisir.)

  49. Mais nous aussi Mr. Marsan on est content de jaser ici de nos opinions différentes avec des gens polis!

    Ça fait changement d’une bonne gang de frustrés qui viennent verser leur haine et leur mauvaise éducation comme sur certains bloques de Facebook! :-)

    Je suis d’accord que la question de cette fille était mal posée et maladroite, trop directe, mais au moins elle a eu le mérite de dévoiler ces vraies intentions et de vous empêcher de perdre votre temps. :)

  50. @ Diane H.
    @Didi

    Wow! Bravo! Impossible pour moi de rajouter un seul mot de plus tellement vous avez bien résumé ma pensée.

    @ Jonathan B

    Excellent commentaire également. Pour ce qui est de votre dernier paragraphe, j’en avais également déjà fait part à monsieur Marsan sur un autre sujet, sans le moindre succès, ni réponse d’ailleurs. Cela me prouve au moins que je ne suis pas la seule à avoir constaté ce fait.

    @ monsieur Marsan

    Vous allez probablement me traiter de prude, mais je vous trouve parfois assez vulgaire dans votre choix de mots. Sans rancune!

  51. @LUNEDESOLEIL : Savez-vous pourquoi les hommes voient votre profil et même s’ils veulent juste une amie santé, ils ne te disent pas? Parce que s’ils mettaient les cartes sur la table, pratiquement aucune femme ne les accepterait.

    J’ai fait même le test. J’ai créé un profil sur lequel je disais que je voudrais me trouver une femme juste pour le sexe pour accumuler de l’expérience, et j’ai envoyé des messages à des centaines de femmes et les seules qui m’ont répondu c’était pour dire « merci, mais je ne suis pas intéressée ».

    Alors, c’est la raison pour laquelle les hommes sortent avec des femmes « qui veulent s’engager » même s’ils ne le veulent pas.

  52. @DIANE H. : Oui, mais les gens changent. Si je sortais avec une femme et elle me demandait si je veux des enfants, je lui dirais « je ne sais pas ». Franchement, je pense que si je trouve une personne avec qui je m’entends vraiment bien, j’aurai des enfants, mais pas avec quelqu’un avec qui j’ai trop de disputes, parce que les enfants peuvent nous apporter de la joie, mais ils sont aussi la source de plusieurs problèmes et disputes pour le couple. Alors, à un premier moment, si je ne connais pas la personne, non, je ne voulais pas avoir des enfants avec elle. Mais si avec le temps, elle se révèle quelqu’un avec qui je pense pouvoir faire face aux épreuves de la paternité, oui, j’aurai des enfants.

    Mais n’oublie pas que ma problématique est plus complexe que pour la plupart des gens. J’arrive à la trentaine sans avoir eu des relations sérieuses. Pour moi, c’est plus difficile alors de rentrer dans une relation si sérieuse qui comporte aussi des enfants.

    Ce que je trouve drôle c’est que si madame me disait qu’elle veut des enfants tout de suite comme ça, je devrais trouver ça naturel. Mais si je disais que je n’ai jamais vécu des relations sérieuses, je serais considéré comme quelqu’un de bizarre ou marginal.

    Ce qui m’a déçu le plus dans le « marché de la rencontre » à l’américaine (oui, vous êtes des Canadiens français, mais vous rencontrez comme les Américains), c’est que tout le monde est trop individualiste. Tout le monde veut que sa volonté soit faite, mais pas celle de l’autre. Madame veut un père pour ses enfants, mais ne veut pas un homme qui soit porté sur le sexe. Monsieur veut une lapine chaude, mais ne veut pas que la femme ait des sautes d’humeur.

  53. @ larissa

    Vous m’avez écrit : “Vous allez probablement me traiter de prude, mais je vous trouve parfois assez vulgaire dans votre choix de mots. Sans rancune!”

    Ce que je trouve vulgaire, moi, c’est une femme qui ne s’intéresse qu’à son projet de fonder une famille (donc qui ne s’intéresse qu’à son Moi) et qui gâche tout le plaisir d’une première rencontre avec un critère de sélection ultra-exigeant, implacable, insurmontable : “Toi, veux-tu t’engager ?” C’est aussi vulgaire qu’un gars en manque de sexe qui ne pense qu’avec son pénis.

    Demander “Toi, veux-tu t’engager ?” dès la première rencontre, c’est poser une question impolie qui révèle un manque criant de sensibilité et d’humanité. Le degré zéro de l’ouverture d’esprit et du dialogue. Madame ne fait pas une rencontre, elle ne fait que magasiner un homme en espérant mettre la main sur le partenaire idéal (qui n’existe que dans son imaginaire).

    Le paysage sentimental au Québec, je ne le souligne pas assez souvent, est pitoyable. D’un côté, il y a des légions de célibataires désespérément à la recherche de l’homme ou de la femme idéal(e), sur mesure, clés en main. De l’autre côté, les individus en couple qui croient avoir enfin mis la main sur “l’âme soeur” et qui se replient complètement sur leur vie privée (pour occuper leurs temps libre, ces couples “travaillent” leur relation). Entre ces deux extrêmes, c’est le désert. Et on dirait que personne ne s’amuse…

    La rencontre, dans ce contexte, est un événement aussi rare que stressant, avec des hommes et des femmes anxieux, sur leurs gardes, et des questions tue-l’amour comme “Toi, veux-tu t’engager ?” après 20 minutes de blabla autour d’un verre. Comme s’il fallait absolument se “caser” en couple au plus vite (puis de se replier sur sa p’tite vie privée… et attendre la mort le plus confortablement possible).

    Quand un homme a du plaisir à faire des rencontres, sans instrumentaliser autrui, on le traite de “player”. Quand une femme a du plaisir à faire des rencontres, c’est une “pute”. Une attitude décontractée, relax, est suspecte, et tout appétit de fête, de création ou d’expérimentation est qualifié de “bizarre” – c’est quasiment assimilé à une déviance.

    Comme disait le poète Claude Péloquin : “Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ! C’est assez !”

    (Allez, sans rancune.)

  54. «Le paysage sentimental au Québec, je ne le souligne pas assez souvent, est pitoyable. D’un côté, il y a des légions de célibataires désespérément à la recherche de l’homme ou de la femme idéal(e), sur mesure, clés en main. De l’autre côté, les individus en couple qui croient avoir enfin mis la main sur “l’âme soeur” et qui se replient complètement sur leur vie privée (pour occuper leurs temps libre, ces couples “travaillent” leur relation). Entre ces deux extrêmes, c’est le désert. Et on dirait que personne ne s’amuse… »

    Vous devriez ajuster votre écran M.Marsan, car il n’affiche qu’en noir et blanc et biaise vos observations, vous perdez toutes les nuances de gris… et les couleurs! ;)

  55. @ DANIEL

    Bonjour.

    Oui, les gens changent, mais reste qu’en général, nos valeurs cruciales changent très peu.

    Vous dites: “Si je sortais avec une femme et elle me demandait si je veux des enfants, je lui dirais « je ne sais pas ». ”

    N’avez-vous pas dit que vous étiez dans la trentaine?

    Je ne sais pas moi, mais en majorité les gens savent s’ils veulent des enfants à cet âge.

    Oui parfois, on hésite encore, on est dubitatif et cela peut dépendre de la situation financière, de notre manière d’envisager un engagement à long terme, etc.

    “Alors, à un premier moment, si je ne connais pas la personne, non, je ne voulais pas avoir des enfants avec elle”.

    Il est évident pour moi que dans la question posée dans le cas exposé par Mr. Marsan, la fille ne veut évidemment pas poser un ultimatum et voir vos valeurs et si vous vous rejoignez dans le désir d’avoir un jour des enfants. Généralement vous allez prendre le temps de vous connaître et de bâtir une relation ensemble avant de vous y mettre évidemment!

  56. suite:

    J’ose croire que c’est ce que cette femme voulait dire!

    “Mais si je disais que je n’ai jamais vécu des relations sérieuses, je serais considéré comme quelqu’un de bizarre ou marginal.”

    Moi je poserais simplement des questions à savoir pourquoi votre chemin a été marginal comme vous dites, mais je ne jugerais pas. Je laisserais la chance au coureur de s’expliquer.

    “Madame veut un père pour ses enfants, mais ne veut pas un homme qui soit porté sur le sexe. Monsieur veut une lapine chaude, mais ne veut pas que la femme ait des sautes d’humeur.”

    Vous décrivez deux comportements pas mal extrême parce que moi ce n’est pas ce qui m’est rapporté par les gens qui sont en mode rencontre dans mon entourage. Il y a toute une série de couleurs entre le blanc et le noir! :-)

    Une femme en recherche de paternité a tout intérêt au contraire à ce que monsieur aime la chose pour la faire souvent, sinon la procréation peut tarder ;-)
    Les messieurs aiment bien une lapine chaude, mais ils dealent avec un être humain après tout et que ce soit un homme ou une femme, on a tous nos sautes d’humeur!

    Pour ce qui est du cas d’une femme qui aborde franchement aux premières rencontres le fait qu’elle recherche une relation stable pour fonder une famille, je trouve cela bien correct.

    Mettons qu’elle a 35 ans? Bon alors il faut qu’elle s’assure que le gars veulent vivre la même chose et qu’il soit mature.
    Cela dit, vous sortez, apprenez à vous connaître alors mettons que tout se passe bien, je dirais que c’est l’affaire d’une année au plus court?
    Après, si on vit ensemble et que l’on veut procréer, cela ne veut pas dire que ça va fonctionner du premier coup! Il y en a qui sont chanceuses et tombent enceinte au bout d’un ou deux mois….mais ne comptons pas trop sur le facteur pensée magique et disons que cela prendrait deux ans max dans la moyenne?

    Alors la femme est rendu à 38 ans au moment où elle accouche, cela si elle n’a pas fait de fausse couche.

    Je dis alors qu’elle a raison d’être pressée et de s’assurer dès le début que le gars qui lui répond “je ne sais pas” ne va pas dire au bout d’un certain temps qu’ils sont ensemble:

    *hummm eh bien tu sais, j’y ai réfléchi et je ne veux plus d’enfants!”

    Ça pète une baloune, avouez :-)

  57. J’ai bientôt 36 ans, je n’ai pas d’enfant, je n’en veux pas du tout non plus.

    @ Jean-Sebastien. Je trouve dommage que vous catégorisez les femmes dans ce projet d’avoir des enfants.
    Contrairement à ce que ces femmes vivent, moi je le vis ici même sur le site de réseau contact, et ce, au premier contact…

    Souvent, les hommes commencent par me demander : ” Est ce que tu veux des enfants ? ”
    Dès que je leur répond négativement, ils me disent : ” Alors bonne chance à toi moi j’en veux ! ”

    Et, du moins, peut être que je me trompe, contrairement à vous Jean-Sébastien, je respecte le fait qu’il me pose la question immidiatement, et qu’il me dit dès maintenant que je ne suis pas ce qu’il recherche. J’ai même de l’admiration pour lui, puisqu’il ne me fais pas perdre mon temps, au lieu de m’amener à le rencontrer en personne, et que là, je vois que j’ai perdu mon temps.

    Parce que rendu dans la trentaine, même si nous ne voulons pas d’enfant, nous n’avons plus le goût du ”niaisage” de mec, ou de femmes qui cachent leur but réel.

    Tu veux ” baiser ” ? Fine, assume toi et dis le, peut être que moi aussi c’est la seule chose que je vois possible de tirer de toi.
    Par contre, ne viens pas me faire la game de la grande romance si tu veux juste baiser.

    De plus, je ne crois pas qu’en demandant si le mec veut du sérieux, veut nécessairement dire qu’elle veut le marier ”lui” le lendemain, mais plus savoir ou elle s’en va avec cette personne.

    En résumé, je trouve, contrairement à vous Jean Sébastien, que de demander si le mec veut du sérieux etc. honnêtement est pas mal plus respectueux que le mec ou la fille qui fait assemblant de vouloir du sérieux mais qui ne veut que te baiser.

    Mais, c’est votre opinion, et vous ne représentez pas la gente masculine au complet, et votre opinion, heureusement, ;) n’est pas universelle.

    Et pour finir, est ce votre opinion personnelle que d’être romantique = êre niaiseuse ??

  58. @ Kawasaki Woman

    Vous me demandez : “Et pour finir, est ce votre opinion personnelle que d’être romantique = êre niaiseuse ??”

    Nous vivons tous dans la même société, qui a une fâcheuse tendance à normaliser les comportements : par exemple, nous valorisons la jeunesse, la beauté, la performance, etc., donc les gens vieillissants ont le sentiment d’être exclus. Les normes sociales sont souvent des stéréotypes que nous intériorisons, sans même nous en rendre compte.

    Alors oui, je crois que les femmes sont culturellement conditionnées à être d’indécrottables romantiques (et les hommes, culturellement conditionnés à être obsédés par le sexe).

    Il est difficile de sortir de ces normes. Allez dire à la ronde que le Grand Amour n’existe pas, vous allez susciter des commentaires scandalisés : “Quoi ? Le Grand Amour n’existe pas… ? Mais comment peut-on dire une chose pareille ?”

    Oui, les femmes sont conditionnées à devenir romantiques, donc niaiseuses. Tout comme les gars sont conditionnés à ne penser qu’avec leur pénis, donc à se comporter comme des épais. Tout comme les travailleurs sont conditionnés à se soumettre au bon vouloir des patrons, donc à adopter une mentalité “ça pourrait être pire”. Tout comme les pauvres sont conditionnés à croire que c’est de leur faute s’ils sont pauvres, etc., etc.

  59. Je relisais les commentaires et j’ai accroché sur un en particulier.

    daniel dit : “je considère comme folle une personne qui veut s’engager sans connaître minimalement l’autre.”

    Et si c’était simplement la notion d’engagement qui était floue?

    Il y a une marge entre : je m’engage à prendre le temps de faire connaissance et je m’engage à avoir des enfants.

    On peut s’engager dans toutes sortes de voies différentes mais pour que ça débouche à du concret, ça prend un minimum d’engagement de part et d’autre.

    Je ne vais pas m’engager à passer du temps pour connaître une personne si d’emblée je crois qu’elle ne me correspond pas.

  60. @ Jean-Sébastien.
    Merci de votre réponse je cite votre phrase :
    ” Oui, les femmes sont conditionnées à devenir romantiques, donc niaiseuses. Tout comme les gars sont conditionnés à ne penser qu’avec leur pénis, donc à se comporter comme des épais. ”
    Fair enough, j’aurais pensé que vous ” pourriez ” être misogyne, mais vous me prouvez le contraire, et c’est apprécié. Même si je ne suis pas en accord avec votre opinion.

    Sâchez, que les femmes ne sont pas toutes romantiques …. il existe des exceptions … de la part de la femme en moto. ;)

  61. @DIANE H. : Peut-être que je vois l’avenir trop sombre, mais jusqu’aujourd’hui (je ne suis pas encore à trentaine, j’ai 28 ans, j’avais dit que je m’approche de la trentaine), je me suis vraiment bien entendu avec peut-être 1 % des femmes que j’ai connues. Alors, même si je me trouve un jour dans une relation, je ne crois pas que je m’entendrai si bien au point de vouloir avoir un enfant, mais si je trouve quelqu’un que j’aime vraiment, je serai heureux d’en avoir.

    « Moi je poserais simplement des questions à savoir pourquoi votre chemin a été marginal comme vous dites, mais je ne jugerais pas. Je laisserais la chance au coureur de s’expliquer. »
    Je ne sais pas quel âge vous avez, mais je crois que 99 % des femmes dans ma tranche d’âge fuirait comme la peste un homme qui n’a jamais eu de relations sérieuses (quand je le dis à des gens que je considère comme assez intimes, je ne récolte pas les meilleures réactions, alors je tout simplement omet ce détail quand j’ai une rencontre avec une femme).

    « Pour ce qui est du cas d’une femme qui aborde franchement aux premières rencontres le fait qu’elle recherche une relation stable pour fonder une famille, je trouve cela bien correct. »
    J’aurai juste peur que la femme commence à presser pour fonder une famille. J’ai entendu à plusieurs reprises des histoires (que des femmes me racontent) qu’elles ne voulaient que trouver un homme pour fonder une famille et après un certain temps elles découvrent qu’il n’était pas vraiment ce qu’elles espéraient. Après cette découverte, elles vont tout simplement chercher un amant juste pour combler ce qu’elles espéraient vraiment de son homme.

    « Mettons qu’elle a 35 ans? Bon alors il faut qu’elle s’assure que le gars veut vivre la même chose et qu’il soit mature.
    Cela dit, vous sortez, apprenez à vous connaître alors mettons que tout se passe bien, je dirais que c’est l’affaire d’une année au plus court? »
    Une année et tout de suite essayer d’avoir un enfant? Peut-être que je suis trop conservateur, mais comme j’ai dit plus en haut, pour moi, c’est un minimum de 3 ans pour savoir vraiment si l’on veut fonder une famille avec l’autre, après avoir passé la phase de la passion. Et mettons que madame a 35 ans, je crois qu’elle savait déjà qu’elle voulait un enfant plus tôt, alors elle aurait dû chercher un homme qui voulait fonder une famille quand elle était plus jeune au lieu de sortir de fête en fête et profiter de la vie. Disons que maintenant, elle est un « rush » pour avoir un enfant.

    Alors, quand j’entendrai la phrase « Veux-tu avoir des enfants? », je répondrai « Oui, je veux avoir des enfants, si je m’entends vraiment bien avec la femme avec qui je suis, si je l’aime et après une période raisonnable de vie commune ». Je crois qu’elle va être bien satisfaite avec la réponse et si jamais je dis que je ne veux pas d’enfants, elle ne pourra pas me dire après que j’avais juste dit que j’en voulais. Je dirai simplement qu’elle n’a pas fait attention à mes conditions.

  62. @KAWASAKI WOMAN : « Tu veux baiser » ? Fine, assume toi et dis le, peut être que moi aussi c’est la seule chose que je vois possible de tirer de toi.
    Par contre, ne viens pas me faire la game de la grande romance si tu veux juste baiser.»

    J’en doute que 99 % des femmes accepte de se coucher avec un gars qui dit tout de suite qu’il veut juste baiser. Comme j’ai mentionné plus en haut, j’avais essayé de mettre les cartes sur la table et dire aux femmes que je cherchais quelqu’un juste pour baiser et elles m’ont toutes refusé. Je dirais qu’à chez moi, où les femmes ont la réputation d’être faciles, j’arrivais à apporter ce sujet à une vraie conversation où la femme disait vouloir aussi avoir juste une relation sexuelle, 1 fois sur 500. Malheureusement, je conduis aussi cet essai quand j’étais déjà ici, alors je devrais dire à demoiselle que même si j’étais content de son acceptation, j’étais à l’autre bout du monde.

  63. @KATH : Pour mettre les cartes sur la table, je considère qu’une femme qui demande si l’homme veut avoir des enfants dès la première rencontre, elle ne cherche qu’un père pour ses enfants. Comme dit Jean-Sebastien, elle ne s’intéresse qu’à son projet de maternité.
    Je me souviens il y a un certain temps, un autre billet où une des commentatrices a dit qu’une femme qui veut un enfant accepterait des défauts d’un homme qui souhaite aussi avoir des enfants qu’elle n’accepterait pas d’un simple chum. C’est la raison pour laquelle je ne m’engagerais pas avec une femme qui me voit juste comme le père de ses enfants.

  64. @ Marsan

    Mouin! Bien, entre la normalisation de la société et votre fâcheuse tendance à la généralisation extrémiste, ça nous laisse effectivement peu de place pour la diversité!

  65. Non Daniel elle ne cherche pas QUE ça. Mais le fait de vouloir des enfants c’est non négociable pour elle et elle ne veut juste pas perdre son temps avec quelqu’un qui n’aime pas les enfants par exemple.

  66. Personnellement, je trouve mieux le fait qu’une femme annonce la couleur dès le départ, ça permet de faire le tri.
    L’homme qui a un minimum de dignité et qui se respecte dira non (pas envie d’être réduit à une paire de testicules et un portefeuille, je suis plus que ça).
    Et l’homme qui n’en a pas, le désespéré (pour x raisons), qui acceptera l’inacceptable.
    Connaître l’autre, échanger, baiser (oui vous avez bien lu) pendant plusieurs mois avant de se poser la question de l’engament est plus sain.
    Ha oui, petit détail qui a son importance: dans l’engagement, former une famille, etc., les risques ne sont pas les mêmes que l’on soit homme ou femme, allez savoir pourquoi l’un des deux genres a de grande probabilités d’être réduit à l’état de portefeuille sur patte lors de la séparation, forcement que ça doit en rebuter plus d’un (et oui le masochisme est en perte de vitesse chez la gent masculine).

  67. Bido, je suis d’accord avec le début de votre message sur l’homme qui aura la dignité de tourner les talons si la femme lui fait se sentir comme s’il n’était qu’un géniteur/portefeuille sur deux pattes.

    Mais je dois rappeler à tous que le billet portait sur une femme dans la trentaine (mi ou fin trentaine, mettons) qui sent l’appel de l’horlogie biologique et qui se rend compte que si elle veut des enfants, elle va devoir en aviser un potentiel futur partenaire de vie, ce qui est la chose à faire avouez-le!

    Est-ce que cela veut dire qu’elle ne va se concentrer UNIQUEMENT que sur ce facteur lorsqu’elle fera diverses rencontres? Je ne crois pas que ce soit le cas de la majorité des femmes, voyons donc! Il va s’en suivre le même procédé de sortir pour apprendre à mieux se connaître et à voir si nous *fittons* ensemble ou non, point de vue des valeurs et des personnalités avant de décider si ce sera du sérieux ou non.

    Qu’avez-vous contre le fait qu’elle annonce ses couleurs et veuille s’assurer d’abord si le gars désire un jour des enfants et est prêt pour une relation stable?

    C’est tout aussi important par exemple que si vous lui demandez s’il est croyant ou non, parce que mettons que vous désirez élever vos enfants dans la foi et pratiquer votre religion et que le futur conjoint vous l’interdit parce qu’il est athée, alors vous irez probablement chercher ailleurs votre partenaire de vie!

    Une fois ceci fait, rien n’empêche de partager les plaisirs de la rencontre, le *fun*, le sexe, etc.

    La vie n’est pas juste noire ou blanche.

    C’est juste que notre femme de 35 ans mettons est plus pressée vu son désir d’avoir des enfants. Un homme peut procréer très tard (voir Charlie Chaplin dans ses années de quatre-vingtaine!, quoique je ne suis pas sûre qu’à l’âge de la retraite, ça tente vraiment à tous les hommes de commencer une famille, mais disons que physiquement au moins, il en a la possibilité!)… tandis que la femme, ça devient plus difficile dans la quarantaine, et la ménopause n’est pas loin. Il y a aussi le risque de donner naissance à un trisomique car les ovules sont plus *vieilles* disons.

    C’est donc normal qu’elle se mette en mode *famille* et parle au tout début de son désir d’enfants, comme cela le gars ne se sentira pas piégé plus tard.

    Vous dites aussi que dans l’engagement, former une famille, les risques ne sont pas les mêmes.

    Je dirais que le risque que court la femme est de se ramasser seule à élever en monoparentale, ce qui n’est pas rien!
    Oui, de nos jours certains hommes se ramassent aussi dans cette position-là, mais avouez que c’est plutôt la femme à 80% qui doit assumer ce rôle si elle se ramasse toute seule.

    Alors sa part de risque est aussi grande.

  68. Dire d’une femme qui affiche son désir de maternité qu’elle ne cherche QUE ça, c’est comme si on disait d’un homme qui veut d’une fille qu’il trouve physiquement de son goût que c’est JUSTE le physique qui compte.

    C’est tout aussi ridicule.

    C’est de réduire la personne entière à une seule caractéristique.

  69. Je vais remettre les pendules à l’heure…

    Les femmes NE SONT PAS romantiques. Les critères de sélections sont RATIONNELS! Les hommes, par contre, qui veulent une belle rencontre, spontanée, voire magique, le sont nettement plus!

    J’ai dit.

  70. Pour ce qui est des romans d’amour, des contes de fées et autres:

    1. Les auteurs sont la plupart du temps des hommes;

    2. Les femmes les apprécient sous forme de FANTASME seulement.

    Dans la vraie vie, ça marche pas comme ça. Les fameux Bad Boys sont romantiques peut-être?

  71. En plus de ce que Bido a dit, j’ajoute ce que j’ai vu à plusieurs reprises. La femme trompe son mari, le quitte pour l’autre et en plus demande une pension. Alors, dans ce cas, l’homme sera doublement humilié. Il y a aussi les cas où la femme affirme avoir été agressée ou violée juste pour compliquer la vie de l’homme dans le cas d’une séparation.

    Oui Bido, quand on forme une famille, tous les risques sont du côté de l’homme.

  72. Pour une fois, je suis tout-à-fait d’accord avec les commentaires de Frank!

  73. C’est vraiment drôle mais je vis l’expérience contraire. J’ai 41 ans (bientôt 42) et je n’ai pas eu, et ne veux pas d’enfants. Je rencontre plusieurs hommes qui veulent tout de suite s’engager, non pas parce qu’ils veulent des enfants, mais parce qu’ils sont tannés de passer leur samedi soir seuls (oui, vous avez bien lu).

    Alors de grâce… l’engagement rapide, c’est d’un bord comme de l’autre selon moi.

Laisser un commentaire

 caractères disponibles