Lors de la rencontre-débat « Dans le blanc des yeux » de lundi dernier, nous avons discuté de comment réussir une première rencontre. À cet égard, Jean-Sébastien a proposé une bonne analogie : comparer ce rendez-vous à une entrevue pour un nouvel emploi. Et comme tout candidat se cherchant un travail, le célibataire en quête d’amour doit savoir se vendre et bien se présenter. Voici un résumé des points que nous avons abordés.
1. Endroits à privilégier pour une première rencontre
Un court rendez-vous d’environ 45 minutes est préférable à un souper au restaurant. C’est suffisant pour briser la glace et pas trop long pour donner envie à l’autre de nous revoir. Un repas peut sembler interminable s’il n’y a pas de chimie et l’investissement en temps et en argent n’est pas toujours nécessaire. Vaut mieux opter pour un classique café ou un verre (pas trop pour éviter de parler en lettres attachées !).
Cette formule est simple, efficace et rapide. Une promenade dans un parc public, au Jardin Botanique tel que mentionné par Jean-Sébastien ou sur le Mont-Royal tel que suggéré par une internaute, peut également être envisagée.
2. Tenue vestimentaire : relaxe ou formelle ?
Peu importe, la tenue vestimentaire doit refléter qui l’on est. Si on n’a pas l’habitude de porter des habits ou une robe plus chic, il n’est pas recommandé de le faire pour cette occasion. D’une part, on ne se sentira pas à l’aise dans cet accoutrement et cela paraîtra.
D’autre part, l’image projetée ne sera pas représentative de qui l’on est. L’idéal est de porter des vêtements dans lesquels on se sent bien et soi-même, mais il faut garder un minimum de présentation et faire un effort. Une participante à la rencontre-débat de lundi dernier a d’ailleurs témoigné de sa déception lorsqu’un prétendant s’est présenté à un premier rendez-vous en bermuda avec des « gougounes » !
3. De quoi parler ?
On est là pour apprendre à se connaître, pas pour parler de la pluie et du beau temps. Il faut donc poser des questions et se dévoiler, mais avec parcimonie. Certains pièges sont à éviter, comme je l’ai déjà relevé dans ce billet.
L’humour passe toujours bien aussi. On peut se garder des histoires drôles (de bon goût !) en réserve pour détendre l’atmosphère. ll ne faut surtout pas avoir peur de se ridiculiser. Vaut mieux ne pas se prendre trop au sérieux que de se vanter !
4. Attitude à adopter
Profiter du moment présent est la meilleure attitude à adopter. Oui, on veut apprendre à connaître l’autre et savoir quels sont ses projets de vie afin d’évaluer s’il y a compatibilité ou non, mais forcer la main du destin pourrait lui faire peur. Il faut savoir bien prendre le pouls de la soirée. Si la discussion tend naturellement vers, par exemple, le désir de fonder une famille, le mariage ou l’engagement à long terme, c’est parfait d’aborder ces sujets, mais les sortir des nues peut paraître bizarre ou jugé trop « intense » par certaines personnes.
J’ai une copine célibataire, dont les effets de l’horloge biologique se font sentir, qui demandait toujours au premier rendez-vous si le mec était prêt à fonder une famille. C’est certain qu’il n’est pas prêt à faire un enfant maintenant, dans le bar ou dans le café !! Elle ne comprenait pourquoi certains gars ne la rappelaient pas. Un premier rendez-vous doit se dérouler dans la légèreté.
En somme, pour réussir une première rencontre, il faut retenir les points suivants :
• Rapidité et efficacité
• Humour et légèreté
• Confiance en soi
• Belle présentation
• Attitude positive
• Vivre le moment présent
Avez-vous d’autres idées à suggérer pour réussir une première rencontre ?
Avoir la politesse élémentaire de ne pas répondre aux appels entrants sur le cellulaire et encore moins de texter. Ne pas se servir de son cellulaire pour environ 45 minutes à 1 heure n’a jamais tué personne, mais risque fort de tuer dans l’oeuf une éventuelle seconde rencontre.
Même si tout se passe bien lors des échanges par écrits et des appels, même si la rencontre est désirée, organisée et attendue avec impatience, il peut y avoir des imprévus qui se pointent le bout du nez. Votre «date» peu avoir passé, malgré elle, une mauvaise journée. Son ado lui a peut-être fait une crise juste avant son départ, il peut avoir reçu un appel troublant quelques minutes avant de vous rencontrer. Il pourrait, malgré toute sa bonne volonté, ne pas être à son meilleur.
C’est là que votre compréhension et votre tolérance pourrait jouer en votre faveur. Les gens qui jugent sévèrement leur «première date» sont aussi souvent ceux qui restent seuls. Il faut montrer le visage que l’on est capable d’avoir avec ceux qu’on aime, même envers ceux qu’on n’aime pas encore. Donner une seconde chance de faire bonne impression ce n’est pas un luxe, mais une courtoisie. Un petit plus qui peut faire toute la différence!
D’accord pour le cellulaire, juste le regarder quelques fois si on a eu des messages est déjà beaucoup trop et dans ce cas on finit par se demander ce qu’on fait là.
Être soi-même permet d’être relax et bien dans sa peau. Personnellement je parle de tout en général et j’insère des questions plus ciblées, mais pas trop, ce n’est pas un interrogatoire. Il est déjà arrivé que j’avais l’air de passer une entrevue… pas très plaisant à vivre. J’ai, dans ces cas, l’impression d’être un objet qu’on hésite à acheter.
Il faut agir comme dans la vie réelle, vous n’êtes pas obligé de tout savoir le premier soir. L’important en finissant la soirée n’est pas d’en savoir le plus possible, mais d’avoir passé un bon moment. Comme si on avait revu un vieil ami qu’on avait perdu de vue. En savoir juste un peu pour avoir le goût de se revoir.
Vous auriez pu conseiller qu’une personne aborde les thèmes “critiques” de manière indirecte.
Votre amie qui tient à avoir des enfants aurait pu glisser un mot sur les enfants à des amis, nièces ou neveux, etc, et justement voir si le sujet était repris. On lance un sujet en l’air et on voit bien vite ce qu’en pense l’autre…
@Ing30m,
Bien entendu ! J’ai d’ailleurs conseillé, durant la rencontre de lundi, de demander à l’autre s’il aimait les enfants au lieu d’aborder directement le sujet.
Vous soulevez un bon point que j’avais oublié d’inclure dans mon résumé.
Merci
Moi, je n’ai jamais eu l’habitude de faire de rencontres. Mais avec l’âge, je commence à sentir une pression interne (serait-ce mon « horloge biologique »?) pour rencontrer des femmes.
Dernièrement, je sortais avec une femme et je peux dire que je n’ai pas eu de difficultés pour la première rencontre. Je pourrais dire même que cela a été un succès, puisqu’on a passé 3 heures à parler et on avait encore des sujets à traiter.
On a eu 4 rencontres. Au terme de la 4e rencontre, j’ai essayé de l’embrasser et proposer qu’on s’engage (nous venons de l’Amérique latine de deux pays différents). Quelle a été ma surprise quand elle m’a dit qu’il n’y avait rien de plus que l’amitié entre nous. Bien, je pense que quand on invite une femme pour des rencontres, c’est sous-entendu que l’on a d’autres intentions que de l’amitié. Et surtout quand elle accepte une 2iéme, une 3e et une 4e rencontre, c’est sous-entendu qu’elle a un intérêt.
Peut-être que je me trompe et on peut inviter une femme que l’on connaît peu juste pour l’amitié, mais les choses marchait différemment dans ma tête.
Et dans la culture québécoise, si l’on invite une femme à sortir, c’est sous-entendu que c’est une rencontre amoureuse? Et quant à embrasser la femme, est-ce qu’on embrasse à la première rencontre (dans ma culture c’est très commun d’embrasser à la première rencontre) ou l’on prend quelques rencontres avant de le faire?
Parfois, je pense que j’ai pris trop longtemps pour essayer de l’embrasser (4e rencontre) et c’est cela qui a posé un problème pour que nos rencontres s’acheminent vers une vraie relation.
@Daniel,
Vous avez raison d’interpréter une succession de rencontres comme un signe d’intérêt. Cette femme avait sûrement envie de vous revoir pare qu’elle vous trouvait intéressant… Parfois, on peut apprécier la compagnie d’une autre personne, sans pour autant ressentir une étincelle. Dans ce cas, cependant, il préférable de l’aviser (avant la 4e rencontre si possible !) afin qu’elle ne se fasse pas de fausses idées. Simple question de respect…
En ce qui qui concerne les baisers, il n’y a pas de règle à ce sujet. Il faut savoir saisir le moment opportun, que ce soit au premier ou au 5e rendez-vous. Je ne pense pas que vous ayez attendu trop longtemps pour tenter d’embrasser cette femme. Si vous aviez essayé de lui voler un baiser dès la première rencontre, vous auriez peut-être récolté quand même un refus. Néanmoins, vous n’auriez pas espéré pendant 3 autres rencontres que la relation évolue vers du sérieux…
Vous savez ce qui est le pire? Elle s’est sentie offensée parce que j’ai interprété nos rencontres comme des rencontres amoureuses. Elle m’a dit qu’elle a l’habitude de sortir de façon régulière avec ses amis. Je lui ai juste répondu que quand deux adultes sortent à plusieurs reprises de façon régulière (on sortait chaque semaine), on entend qu’il y a un intérêt plus fort que l’amitié. Et elle s’est indignée encore plus quand j’ai dit qu’on ne sortirait qu’occasionnellement puisque je veux consacrer mon temps à sortir avec quelqu’un avec qui j’aurai l’opportunité d’évoluer vers une relation amoureuse.
Je serais peut-être un peu méchant, mais ça se peut qu’elle ait accepté de continuer à sortir avec moi puisque je ne partageais jamais les additions. Je suis peut-être méchant, mais c’est une hypothèse.
Mais, en tout cas, cela m’a servi comme expérience et même si ces rencontres n’ont pas abouti dans une relation de couple, j’ai beaucoup appris sur ce que je tolère et ce que je ne tolère pas chez une femme. Mais j’ai quand même passé d’excellents moments à côté de cette femme.
Auteur
Claudia Sofio
Sexologue B.A et Journaliste
Étant titulaire d’un baccalauréat en Sexologie et ayant poursuivi des études universitaires en Communication, j’écris depuis quelques années pour différentes publications, dont le magazine Femmes d’aujourd’hui (Fa), dans lequel je signe la chronique « La Sexo de Fanny ».
En savoir plus ...
Du même auteur
Autres collaborateurs
Jean-Sébastien Marsan
Auteur et journaliste
Jean-Sébastien Marsan est auteur, journaliste et rédacteur indépendant, à Montréal. Il a cosigné en 2009 l’essai Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l’Homme) et animé le blogue du même nom.
En savoir plus ...
Contribuer au blogue
Mots-clés
Catégories
Les plus populaires
Plus lus
Plus commentés
Fureteur de rencontres
À propos de nous
Catégories
Mot-clés
© reseauContact.com 2013
Découvrez des célibataires de partout au Québec
pour rencontres, amour ou amitié
Par région :
Par ville :
Type de recherche :
Osez le plus grand site célibataires du Québec
site de célibataires du Québec - RéseauContact