Une de mes amies m’a récemment raconté qu’elle a eu la bonne idée d’organiser une première rencontre avec un célibataire au Jardin botanique de Montréal, pendant l’événement annuel La Magie des lanternes.
Chaque automne, depuis 20 ans, la section du Jardin botanique consacrée à la Chine est éclairée par des lanternes fabriquées à la main (papier de soie sur une armature de bois, de bambou ou de métal). À la tombée du jour, le spectacle est grandiose.
« Le recours à des lanternes décoratives pour égayer et illuminer les fêtes est attribué à la dynastie Han (206 av. J.-C. à 220 apr. J.-C.) », souligne le site web du Jardin botanique. « De nos jours, on utilise notamment des lanternes pour clore les festivités du Nouvel An lunaire. »
« Pendant un premier rendez-vous en tête à tête dans un cafe ou un restaurant, il y a souvent des silences gênés, ou l’autre nous regarde fixement dans les yeux en essayant de lire dans nos pensées », m’expliquait mon amie. « Mais quand on se promène au Jardin botanique, il y a beaucoup de choses à voir et à discuter, les petits moments de silence ne sont pas gênants, et l’ambiance des lanternes chinoises est très spéciale… » Une activité à la fois culturelle et sensuelle.
La Magie des lanternes se déroule pendant plusieurs semaines (cette année, c’était du 7 septembre au 4 novembre). De quoi organiser plusieurs dates l’automne prochain.
Si, si, l’automne prochain ! Ça peut vous paraître loin, mais je vous suggère de noter quelque part des occasions de sorties comme La Magie des lanternes au Jardin botanique. Parce qu’un célibat bien vécu, c’est un célibat bien organisé avec un agenda bien rempli. Si vous planifiez à moyen terme (le court terme s’exprime en jours, le moyen terme en semaines ou en mois), vous ne serez jamais pris au dépourvu.
Au cinéma avec sa chaise de jardin
Tant qu’à planifier l’agenda 2013… Une autre activité de dating urbain au crépuscule vaut le détour : le cinéma en plein air, dans les parcs ou en marge des festivals.
L’été dernier, j’ai fait une sympathique sortie — avec une non moins sympathique créature du sexe opposé — dans un petit parc montréalais, le Parc Dante (au coeur de la Petite-Italie), qui présentait tous les mercredi soirs un film italien récent.
Des familles entières s’étaient déplacées au parc avec des chaises de jardin. Des amoureux s’assoyaient directement sur l’herbe, collés-collés. L’ambiance était beaucoup plus relax que dans une salle de cinéma conventionnelle : des quidams mangeaient, buvaient, discutaient (à voix basse) pendant la projection sans que cela embête les autres spectateurs.
Après le film, c’était le temps de jouer au latin lover…
Pssst !
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