À mon tour de revenir sur la rencontre-débat « Dans le blanc des yeux » de lundi dernier, sur le thème de la première rencontre (ce qu’il faut privilégier et éviter lors d’un premier rendez-vous — la comparse Claudia, vedette de cette soirée, en a résumé hier les faits saillants).
Lundi soir, donc, Claudia et moi discutions avec plusieurs membres de Réseau Contact. L’un d’eux, un homme, nous a fait une confidence : après une longue période d’inactivité sur le plan sentimental, il se disait mal à l’aise de faire plusieurs rencontres dans un laps de temps assez court (une semaine par exemple), comportement qu’il estime malhonnête envers ses dates.
Ce célibataire se considérait obligé de signaler à une femme, lors d’une première rencontre, qu’il a plusieurs rendez-vous du même genre dans la semaine… comme s’il devait lui demander pardon de chercher activement l’amour.
« Mais vous n’êtes pas obligé de tout dire aux femmes que vous rencontrez pour la première fois, vous ne leur devez rien ! », ai-je réagi. Claudia était du même avis.
La fin justifie les moyens
Rencontrer trois personnes en cinq jours, pourquoi pas ? Si ça vous arrive (cré chanceux ou chanceuse, va !), distinguez le trac provoqué par la perspective de faire plusieurs rencontres (un phénomène normal) des questions de morale (le bien, le mal, la vérité, le mensonge, etc.). Ces dernières sont inappropriées dans le contexte.
J’insiste : vous n’avez pas besoin, lors d’une première rencontre, de démontrer la plus irréprochable des vertus.
Vous privilégiez la transparence et l’honnêteté dans vos relations avec autrui ? Fort bien, mais rien ne vous oblige à raconter toute votre vie privée aux individus que vous croisez en chair et en os pour la première fois. Mensonge par omission n’est pas péché mortel, surtout avec des gens que l’on ne connaît presque pas.
Vous tenez à l’exclusivité amoureuse et sexuelle dans le couple ? D’accord, mais vous n’avez pas à vous comporter de manière exclusive avec des inconnu(e)s que vous rencontrez pour la première fois de votre vie ! Ce serait mettre la charrue devant les bœufs.
« Truth Lies at the Bottom of the Well » (« La vérité se trouve au fond du puits ») de l’artiste britannique Frances MacDonald, vers 1912-1915.
Vous croyez dur comme fer qu’une « âme sœur » vous est prédestinée, que vous devez vous « réserver » pour la rencontre de rêve avec l’Unique, l’homme ou la femme de votre vie ? Désolé, vous vivez dans un imaginaire de contes de fées. Ne perdez pas votre temps sur ce blogue, allez rejoindre vos ti-amis ici.
Non mais, sérieusement… Lorsqu’on recherche un emploi, on n’a pas de scrupules à envoyer 300 exemplaires de notre CV à autant d’employeurs et on se réjouit d’obtenir plusieurs entrevues dans une même semaine, non ? Idem pour l’amour : il faut multiplier les contacts, s’activer sur plusieurs fronts, ne jamais tuer dans l’œuf une occasion de rencontre.
Vous rencontrez plusieurs célibataires, à la queue leu leu ? Tant mieux ! Vous ne faites RIEN DE MAL, vous ne manipulez personne, vous ne trompez personne.
L’être humain est un animal social, qui aime créer des liens. Tout le monde a envie de séduire et de se faire séduire. Pourquoi s’en priver ?
Si la transparence et la vérité sont si importantes à vos yeux, allez-y franchement au lieu de vous excuser d’exister. Qu’est-ce qui vous empêche de manifester votre volonté d’additionner les « prospects », simultanément ? Vous pourriez affirmer, lors d’une première rencontre : « Aujourd’hui, j’ai envie de faire ta connaissance. Mais je dois te dire que cette semaine, j’ai croisé deux autres célibataires. Et ça se peut que je rencontre une autre personne dans quelques jours. C’est ainsi que je fonctionne. » Sous-entendu : je cumule ouvertement les fréquentations jusqu’à ce que je croise quelqu’un qui me plaise vraiment ; si tu n’es pas d’accord avec ça, tant pis pour toi. (Personnellement, c’est l’attitude que je préfère. Elle a l’avantage de faire fuir les individus très possessifs.)
Dans tous les cas de figure, s.v.p. ne vous sentez pas coupable de faire de nombreuses rencontres !
Pssst !
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Je suis d’accord, on n’a pas à tout dire, mais en même temps, le faire peut être très révélateur du niveau d’ouverture, de compréhension et de tolérance que la personne en face de nous possède.
Lorsque j’ai rencontré l’homme qui est aujourd’hui mon mari (depuis 16 ans déjà!), il était en mode «rencontre». Il voyait plusieurs femmes, il cherchait. Pas moi. Il me téléphonait souvent, on jasait, il me racontait ses rendez-vous, on riait ensemble. Très rapidement, je suis devenue «celle» qu’il cherchait, qu’il préférait parce qu’on communiquait bien ensemble et que l’énergie, entre nous, circulait bien. C’est toujours le cas.
Je ne dis pas que c’est la chose à faire, par contre, quand on désire rencontrer une personne avec qui on se sent vraiment libre d’être soi-même, c’est peut-être une bonne idée de ne pas se gêner pour dire les choses comme elles le sont dès le départ. Tout le monde n’est peut-être pas capable de nous accepter tel qu’on est, mais quand il y en a un ou une qui le peut, c’est bon signe il me semble.
Enfin, je ne sais pas si «l’âme soeur» existe. Je ne crois pas au hasard, ni au destion, mais y croire ou ne pas y croire, selon moi c’est du pareil au même, ça reste une question de croyance! Chose certaine, je ne comprendrai jamais la nécessité de ridiculiser les croyances des autres. Est-ce vraiment si enfantin que croire à l’âme soeur ? C’est pourtant Platon qui a fait allusion à cette théorie que rien ne prouve ou ne réprouve avec certitude pour l’instant…
@ G_raldine : L’âme soeur n’existe pas, c’est un mythe. Et ce n’est même pas un mythe intéressant (il existe une foule de mythes intéressants, ceux de l’Antiquité grecque et romaine par exemple). C’est un mythe infantile.
Le monde des sites de rencontres marche à l’envers. Pas étonnant que plusieurs personnes se sentent mal à l’aise face à l’idée de rencontrer plusieurs personnes dans une persperctive amoureuse.
Qu’est-ce qu’ont les gens à croire que c’est une perte de temps de simplement faire connaissance avec des individus, sans attentes, sans espoir et surtout, sans arrière-pensée.
Dans le monde réel, on croise toutes sortes de personnes, dont la plupart ne nous intéressent pas le moins du monde. On fera une approche et on proposera une date à une personne qui sort du lot.
Date = j’ai envie d’aller plus loin avec TOI.
Dans le monde virtuel, on se force à croiser toutes sortes de personne dans le cadre d’une date.
Date = je fais connaissance avec une personne disponible.
Le concept de date fait peur par rapport à l’engagement qu’il suggère. Dans la même veine, plusieurs personnes sont déçues de leurs dates à cause de cette même suggestion d’engagement.
Là dessus, contrairement à plusieurs concepts qui seront discutés au cours d’un repas, les valeurs se ressemblent. Une date a la même signification pleine de sous-entendus subtils pour plusieurs personnes.
Il faudrait trouver une autre appellation à l’exercice venant d’un site de rencontre visant à briser la glace avec un(e) inconnu(e)… Concept à explorer avant de se lancer vraiment dans une date officielle!
Je trouve personnellement le mythe de l’âme soeur très intéressant: pourquoi Zeus en aurait-il contre un être androgyne à quatre bras et quatre jambes au point de le scinder en deux et de le condamner à chercher son autre moitié toute sa vie? Drôle de condamnation de la part d’un Dieu polygame, comme s’il ne supportait pas les êtres qui n’étaient pas faits à son image.
Étrangement, dans l’application que l’on fait de ce mythe aujourd’hui on retrouve une opposition semblable entre deux opposés: ceux qui cherchent la rencontre singulière et ceux qui la vivent au pluriel. Chacun prônant son idéal comme étant celui qu’il convient d’avoir.
Enfin, pour revenir au sujet de la première rencontre, je me dis qu’il serait peut-être intéressant d’aborder la question de l’âme soeur et de notre idéal amoureux lors d’une première rencontre, histoire d’éviter de chercher à faire se rejoindre deux pôles. Quoi que…
Ne dit-on pas que les contraires s’attirent?
Remarquez, on dit aussi «qui se ressemble s’assemble».
Avouez qu’il y a de quoi être mélangé, mais ce n’est là qu’une raison de plus de s’intéresser au mythe de l’âme soeur qui met en scène deux opposés (polygame vs fusionnel) comme ces adages que l’on entend souvent ici et là et qui font partie de notre culture populaire.
Tout comme vous, je ne cherche qu’à présenter une autre façon de voir les choses
@ G_raldine : Permettez quelques précisions.
Dans Le Banquet de Platon, l’anecdote des êtres humains à quatre bras, quatre jambes, deux têtes, deux sexes, etc., tranchés en deux sur la longueur par la colère de Zeus, et dès lors avides de retrouver leur “moitié”, est une légende, ce n’est pas un mythe (et Platon n’utilise jamais l’expression “âme soeur”).
Le mythe de l’âme soeur a été forgé par le mouvement romantique européen du début du XIXe siècle (et c’est à cette époque que l’expression “âme soeur” est apparue). Vous savez, ces artistes tourmentés qui imaginaient des histoires d’amour tout aussi tourmentées, ultra-passionnelles et souvent contrariées, avec beaucoup de crises de larmes, des convulsions, des évanouissements, et les amants finissent généralement par mourrir assassinés ou suicidés. Tous ces épanchements, ce pathos…
À l’époque, le romantisme était révolutionnaire. Ces artistes innovaient. Aujourd’hui, ce n’est qu’un bête réservoir de clichés : l’attente désespérée de l’âme soeur, le coup-de-foudre-au-premier-regard, LA rencontre de rêve, la passion romantique, la fusion amoureuse pour-la-vie, les couchers de soleil sur la plage, etc. Nos modernes industries du pleurnichage sentimental (chansons d’amour, romans Harlequin, mélodrames, etc.) abusent beaucoup de ces clichés et infantilisent le public. C’est ça, le mythe de l’âme soeur qui me fait suer.
Votre propos sur le polygame vs le fusionnel est très intéressant. C’est une question dont on ne parle pas assez souvent, je trouve… Est-ce que l’être humain, cet animal social, est fait pour l’exclusivité ? Et si c’était normal de désirer et d’aimer plusieurs personnes en même temps ? Qu’est-ce qui est inné, qu’est-ce qui est acquis ? Le couple, phénomène naturel ou culturel ?
Et vous avez parfaitement raison d’écrire : “je me dis qu’il serait peut-être intéressant d’aborder la question de l’âme soeur et de notre idéal amoureux lors d’une première rencontre, histoire d’éviter de chercher à faire se rejoindre deux pôles”. Oui, des partenaires potentiels doivent discuter de leur idéal amoureux.
Je crois personnellement que tout le monde n’est pas fait pour l’exclusivité sexuelle et je déplore que certains condamnent ceux qui tentent tant bien que mal de correspondre à un idéal amoureux qui n’est pas celui qui leur convient.
Cela dit, le plus triste selon moi, c’est que des gens peuvent s’engager dans un modèle de couple qui ne correspond pas à leur nature par méconnaissance de celle-ci , par incapacité à s’accepter tel qu’ils sont, ou tout simplement par amour (essayer de changer pour l’autre, pour faire son bonheur et pour ne pas décevoir).
J’aime bien prôner la tolérance, mais on ne peut pas nier que le respect des différences c’est nettement plus compliqué que de simplement mettre de l’eau dans son vin. Surtout lorsqu’on tente de concilier ces différences, mais qu’on réalise, après un certain temps (plusieurs essaient et beaucoup de peine) que celles-ci sont inconciliables. Beaucoup vivent cela comme un échec qui laisse un goût amer et qui cause parfois un traumatisme qui affecte toutes les relations qui suivront.
Quand on dit «tout part de soi», j’y crois beaucoup… Si je ne me connais pas et ne m’accepte pas comme je suis, comment puis-je faire un choix qui me correspond bien et comment puis-je parvenir à vivre une relation épanouissante et heureuse si j’essaie dans me faire rentrer dans un moule qui ne me ressemble pas?
Remarquez que chaque expérience de vie est un apprentissage et que rien n’est absolu en ce qui concerne la connaissance de soi. Le changement est toujours possible…
@ G_raldine : En effet, «tout part de soi»…
Votre dernier commentaire est des plus pertinents. Merci !
@ Kath “Le monde des sites de rencontres marche à l’envers.” Exact.
Avant l’avènement d’Internet, des inconnus se rencontraient en chair et en os, puis ils prenaient le temps de faire connaissance (ce qui pouvait se faire à distance, par exemple en échangeant des lettres et en se parlant au téléphone). Avec les sites web de rencontre, c’est l’inverse : les gens font connaissance en ligne, s’écrivent, se téléphonent, échangent des photos, puis ils se rencontrent.
Dans ce contexte, Internet n’est qu’un dispositif technique, un intermédiaire. Claudia et moi, nous l’avons souligné à maintes reprises aux participants de la rencontre-débat du 12 novembre : “Il ne faut pas s’investir émotivement dans un site web de rencontre. N’échangez pas trop longtemps des courriels avec des inconnus, vous allez fantasmer pour rien. Dès que quelqu’un vous intéresse, il faut le rencontrer au plus vite. La première rencontre en chair et en os, c’est pour briser la glace.” Et, souvent, il faut faire de nombreuses rencontres avant de rencontrer quelqu’un qui nous donnera envie d’aller plus loin.
Bonjour, j’aimerais dire aux filles : oui, vous aimez faire des rencontres et tout ça, quand vous y mettez le temps, déjà là c’est pas simple, mais au moins est ce que ça serait possible de ne pas nous “culpabiliser” aussitôt qu’on parle de sexe ?
Je comprend pas pourquoi on est catégorisé et culpabilisé aussitôt qu’on parle de sexe avec une femme, ensuite y disent vouloir du “sérieux” à un point tel qu’on est obligé de faire comme elle veut sinon on est bloqué.
Je ne comprend pas le malaise des femmes au Québec avec le sexe à ce point, je veux dire pourquoi idéaliser l’amour à ce point et fermer les yeux sur le reste.
Pourquoi faire 2 catégories, Sexe et Amour, ou le bien et le mal ?
On ne peut plus rencontrer, car madame veux l’amour à tout prix sinon on est le Mal.
Est ce que ça serait possible de faire changer les mentalités de ce côté-là ?
On peut aimer le sexe et ensuite déboucher sur une relation, je sais que les femmes peuvent tomber enceinte mais là, ça devient une hystérie, on est constamment culpabilisés quand on démontre notre intérêt sexuel, elles le prennent vraiment mal et elles semblent pas vouloir faire d’effort pour mieux comprendre, elles tranchent assez vite et on est exclus malgré que ça pourrait fonctionner, on sait jamais…
J’ai beaucoup de misère avec cet attitude de plusieurs femmes, je trouve ça immature, on n’est pas des monstres à cause qu’on aime le sexe voyons ? lol
Sans parler que c’est toujours les mêmes femmes sur le site, aux mêmes heures, ne faites-vous pas de rencontres ? Qu’attendez-vous pour donner la chance au courreur ?
Il faut attendre 3-4 ans pour 1 rencontre et ensuite se faire accuser encore une fois… ?
Bref, on n’a pu le droit d’aimer le sexe, on nous oblige d’entrer en relation “sérieuse”, sauf que là, on fait plus rien à cause de ça, pouvez-vous discuter de ce sujet svp, j’aimerais que les choses changent car là, je ne sais plus quoi faire. Pourquoi ont-elles si peur du sexe ?
Je crois qu’elles se trompent et exagèrent beaucoup, c’est juste que oui on adore le sexe, c’est un plaisir de la vie, on aime aussi l’affection, c’est juste qu’on se fait peut-être pas la même idée d’une relation que vous, et puis même si c’est pas parfait, le grand amour, ça peut être mieux que rien quand même, pourquoi se priver d’affection et de bon temps ?
Bon merci pour votre blogue, mais ce que je dis est très important, croyez-moi ça revient constamment comme problématique et ça bloque pas mal tout, donc voilà.
On se sent plus appréciés d’être des hommes, on nous met des conditions et je ne me sent pas bien du tout dans ça.
Aurevoir, à la prochaine
M. Marsan vous devriez lire le premier volet portant sur l’infidélité dans le Journal de Montréal comme je vous l’ai déjà mentionné…
J’aimerais bien avoir vos commentaires sur ce que dit le chroniqueur à ce sujet… dommage que vous n’avez pas acheté le journal…
Bonjour.
J’étais présent à la rencontre-débat de lundi, mais j’étais un peu gêné de poser des questions, vu que la plupart des gens qui y sont allés étaient au moins une quinzaine d’années plus âgées que moi et ils vivent une réalité complètement différente de la mienne (la plupart étaient déjà mariés avant et ils ont certainement des attentes différentes des miennes).
Je n’ai eu jamais l’habitude de faire des rencontres, mais dernièrement j’ai décidé de sortir avec une femme que j’ai rencontrée il y a quelques semaines. On a eu quatre rencontres. À la 3e rencontre, elle n’était pas sûre de ce qu’elle voulait et à la 4e rencontre, elle a dit que c’est mieux que l’on reste juste en amitié.
Cependant, j’ai trouvé cette expérience très agréable à avoir la compagnie de cette femme et la connaître et je peuxdire que maintenant je comprends le plaisir de rencontre juste pour faire connaissance avec une femme. Quand on est sorti j’ai découvert des caractéristiques j’aimerais vraiment chez une femme, mais j’ai aussi découvert de défauts que je ne supporterais jamais (ou presque jamais).
Moi et cette demoiselle, nous sommes venus d’ailleurs, alors on avait dès le départ des cultures différentes. Et c’est un des défis que je découvert que j’aurais à surmonter, c’est la différence culturelle (moi, je viens de l’Amérique latine).
Par exemple, chez moi, on embrasse une femme dès la première rencontre (dans la plupart des cas) pour signaler notre intérêt de poursuivre les rencontres. Même la femme avec qui je suis sorti venait aussi d’Amérique latine (mais d’un autre pays), elle m’a averti dès la première rencontre qu’elle prenait du temps avant d’embrasser un homme.
Et après avoir vu que des rencontres peuvent se succéder avant que l’on décide ou pas de s’engager, je suis complètement d’accord d’avoir plusieurs (mais pas trop pour ne pas se mêler) rencontres en série. Sinon, on perd beaucoup de temps à rencontrer juste une personne à la fois (et spécialement dans mon cas, je veux rattraper le temps perdu).
Même si j’ai déjà posé cette question dans le billet de Claudia Sofio sur la rencontre-débat, je voudrais demander votre avis (et aussi de vos lecteurs) sur ce sujet : dans la culture québécoise, est-ce qu’on embrasse à la première rencontre ou l’on prend quelques rencontres avant de le faire?
Et une question additionnelle : dans la culture québécoise, combien de rencontres, en moyenne, ça prend avant de s’engager?
Bonjour Daniel ! Vous avez demandé : “dans la culture québécoise, est-ce qu’on embrasse à la première rencontre ou l’on prend quelques rencontres avant de le faire?” et “dans la culture québécoise, combien de rencontres, en moyenne, ça prend avant de s’engager?”
Au Québec, il n’y a pas de règle : on peut s’embrasser dès la première rencontre ou attendre longtemps avant de le faire, s’engager très rapidement ou reporter constamment cette décision aux calendres grecques. Il n’y a pas de règle parce que la société québécoise est jeune, individualiste et très permissive.
Gêné de nature, j’ai toujours peur de faire le mauvais pas en ce qui a trait à rencontrer la personne du sexe opposé, si cette personne me voit assez intéressant sur mon profil. Je suis à la croisée des chemins à propos des sites de rencontre, et même si se faire dépouiller de son argent est un risque, parfois je me dis que ça ne vaut pas la chandelle de poursuivre, surtout si notre profil n’est vraiment pas intéressant pantoute ou que la personne qui recherche son complice soit le plus parfait possible, ce que je ne suis pas. Et à l’âge où je suis rendu, il n’y a pas eu cette personne importante dans ma vie, à part celle qui m’a mis au monde.
@Marc
Certains hommes font l’erreur de parler de sexe à de pures inconnues, comme certaines femmes font l’erreur de parler d’engagement à un homme qu’elles viennent à peine de rencontrer. Dans les deux cas, ça va trop vite!
Les femmes aiment le sexe, mais pas de la même façon que les hommes.
Vous dites que certaines relations naissent d’histoires d’un soir? Dans quelle proportion? Je peux vous assurer que la plupart des histoires d’un soir n’aboutissent pas à une relation.
(Par contre, la plupart des couples finissent au lit! :p)
@Kath
Vous dites: “Les femmes aiment le sexe, mais pas de la même façon que les hommes.”
Qu’entendez-vous par là? Que les femmes n’aiment pas parler de sexe mais le faire? Alors que pour certains hommes c’est le contraire?
La seule erreur qu’un homme puisse faire selon moi est de ne pas paraître crédible sur ce plan là et perdre des points. Chercher à être trop concret sur une chose que l’on croit connaître (quand on résume le sujet à sa queue) mais que l’on maîtrise mal en fin de compte… En effet: parler de sexe et puis? Personnellement, si une femme me parle de sexe d’emblée je trouve ça plutôt turn-off (à moins qu’elle soit vraiment ravissante et qu’elle le fasse d’une manière décalée); alors j’imagine que le contraire est vrai… à moins que la “tension” sexuelle soit déjà installée… ce qui peut arriver dès la première rencontre!
À quand la femme qui aborde sur la rue ?
Désolé, mais partout où je vais je ne vois que des femmes stressées, c’est tout ce que je ressens, et des blagues bon à part de ça…
Je sens une fermeture des femmes qui devient une hystérie, une très mauvaise habitude.
Désolé, mais j’ai pas de félicitations à vous faire, vous semblez davantage préocupées par votre chien ou votre téléphone que nous ou moi, et je sais que j’ai raison, et je ne veux pas provoquer, loin de là.
Certains arrivent tout de même à s’intégrer, je sais pas enfin bon.
Parfois, essayez de mettre la routine de côté s.v.p. et pensez un peu à nous, on existe aussi et je crois qu’on s’occupe beaucoup de vous alors moi je rencontre jamais nulle part.
Moi je veux juste qu’on puisse avoir du plaisir et se parler, mais crime, on dirait des robots sans émotions.
Pourquoi chaque fille à qui je parle est célibataire même pas 2 semaine et moi ça dure des années, je ne comprends pas, pourtant vous ne semblez pas aborder les gens, j’ai rien vu de ça et vous ne manquez jamais d’amis pourtant.
Je sais que ça peut être négatif dit comme ça, mais c’est mon expérience de vie, ou si c’est juste Montréal, mais aucune fille me parle nulle part, c’est la routine et le stress, y’a que ça.
Enfin espérons que ça change, moi j’aimerais bien faire des rencontres, mais c’est presque impossible, les gens ont trop peur, y se ferment sur l’autre.
Bon merci, je pense à aller dans les speed dating, car dehors c’est fermé.
Et puis le sexe c’est qu’un détail, d’après moi faut pas oublier l’essentiel le plaisir de se connaitre et tout ça, voilà ^^
Et puis écoute @Kath j’te donnerai bien raison, mais t’as l’habitudem, alors pour une fois je vais te contredire, quand meme faut remettre en question sinon on tourne en rond.
Je sais que ça doit être plus simple pour toi, ça semble évident que tu ne vis pas cet isolement que beaucoup de gars vivent.
Crois-moi, c’est loin d’être évident et on est loin d’avoir le sourire facile après toutes ces années tout seul.
Bon allez a+
@Marc : Je vous comprends tout à fait. Moi aussi, j’ai vécu des années d’amertume et solitude et j’étais sans espoir. En plus, imaginez ma réalité : je suis un étranger habitant à Montréal il y a 2 ans et demi et je ne me suis jamais intégré à la culture québécoise (comme la grande majorité des immigrants). Mais après tout ce temps tout seul, j’ai réussi, bien ou mal, à apprivoiser ma solitude. Maintenant je me trouve préparé à rencontrer des femmes. Je suis bien seul et je veux rencontrer pour connaître ce qui me plaît et partager ce qu’il y a de mieux en moi. Ça se peut que je me déçoive, mais je n’ai pas vraiment d’attentes en ce moment. Je veux seulement rencontrer pour rencontrer.
Vous dites que les femmes ne vous parlent pas. Même si je ne suis ni le plus beau ni le plus en forme des hommes, ça arrive que une ou autre femme me salue dans la rue. Ce n’est pas fréquent, mais cela arrive. Parfois, même les vendeuses ou les caissières commencent une conversation casual qui se poursuit le temps que je laisse. Et ne me dites pas qu’elles doivent être sympathiques, puisque la plupart d’elles ne me regardent même pas le visage. Il y a eu même une fille qui travaillait avec moi dans mon premier emploi qui pratiquement me harcelait. Mais ce n’était pas mon genre, elle fonçait trop, même devant les autres collègues de travail et cela me gênait trop.
Par le fait d’être immigrant, je trouve des endroits que d’autres immigrants fréquentent. Les deux dernières femmes que j’ai connues fréquentaient des groupes de conversation en français ou anglais. En plus d’être des endroits plus neutres, je connais des femmes étrangères (je dois avouer que je ne suis pas vraiment attiré par les femmes québécoises, même si je les trouve vraiment très belles).
Peut-être, c’est ça. Peut-être que vous devez élargir votre horizon à la recherche des différentes femmes qui pourront changer votre perspective des relations homme-femme.
De mon côté l’honnêteté n’a pas été un succès, les filles à qui j’ai dit que j’étais en mode rencontres ne retournent plus mes appels… Alors maintenant dans le futur je garderai cette partie de ma vie privée! je crois que plusieurs femmes veulent l’exclusivité dès le premier rendez-vous… n’importe quoi!
Dire «je suis en mode rencontre» peut avoir plusieurs sens, mais je crois que pour plusieurs femmes, cela signifie «rencontre dans le but de s’amuser /rien de sérieux pour le moment». Selon moi, il serait préférable de dire «je suis en mode recherche» ce qui laisse une porte ouverte à la possibilité d’une relation qui pourrait conduire à quelque chose de durable si un sentiment réciproque venait à naître des rencontres.
Les femmes sont souvent sensibles à ces nuances…
Oui super merci pour les réponses
Auteur
Jean-Sébastien Marsan
Auteur et journaliste
Jean-Sébastien Marsan est auteur, journaliste et rédacteur indépendant, à Montréal. Il a cosigné en 2009 l’essai Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l’Homme) et animé le blogue du même nom.
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Claudia Sofio
Sexologue B.A et Journaliste
Étant titulaire d’un baccalauréat en Sexologie et ayant poursuivi des études universitaires en Communication, j’écris depuis quelques années pour différentes publications, dont le magazine Femmes d’aujourd’hui (Fa), dans lequel je signe la chronique « La Sexo de Fanny ».
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