Droguée à l’amour : elle préfère être accompagnée à tout prix plutôt qu’être seule

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27
déc
accro à l'amour

Certaines personnes craignent tellement la solitude qu’elles se droguent à l’amour

Mélanie (nom fictif) a 36 ans. Elle alterne le célibat et les relations de couple depuis quelques années. Cette droguée à l’amour cherche désespérément son prince charmant. Mais en attendant de le trouver, elle ne peut vivre seule.

Cette année, il est hors de question qu’elle passe encore les Fêtes en solo. Tel que soulevé par Jean-Sébastien dans son billet « Comment ça, encore célibataire ? », de nombreuses personnes seules ont horreur de se faire poser la fatidique question. Et Mélanie en fait partie.

Un mec provisoire ou sérieux ?

Comme plusieurs célibataires, la jeune femme considère les Fêtes comme un période lourde à passer. Elle déteste devoir rendre des comptes sur sa vie amoureuse à sa famille. Heureusement pour elle, Étienne (nom fictif) a fait irruption dans sa vie quelques semaines avant le temps des festivités. Bien qu’elle ne soit pas convaincue qu’il s’agisse de l’homme de ses rêves, elle s’est empressée de l’inviter dans sa famille.

Elle préfère être accompagnée d’un partenaire incertain plutôt que d’avoir à affronter les inconvénients de la solitude. Et elle répète continuellement ce comportement depuis les 7 dernières années. Essayant malgré ses doutes de se persuader qu’Étienne pourrait être le bon, elle affirme que si ce n’est pas le cas, il comble bien son vide affectif pour le moment.

Un partenaire en attendant

Malgré l’intrusion d’un nouvel homme dans sa vie sentimentale, Mélanie ne ferme pas ses portes à d’autres rencontres. Son compte Réseau Contact est toujours actif et elle continue d’échanger avec d’autres prétendants sur Facebook. Ce comportement plutôt malsain et malhonnête est motivé par sa dépendance à l’amour, mais surtout par sa peur de la solitude.

Si elle devait se tromper à propos d’Étienne, elle aurait quelques solutions de rechange de côté, à l’instar d’un drogué qui garderait une dose de secours cachée en cas de détresse. Mais au-delà de cette crainte d’être seule, elle panique à l’idée de passer à côté du Grand Amour. Elle croit toujours qu’il existe mieux ailleurs.

Plus souvent qu’autrement, l’amour est simple, est sain et se trouve devant nos yeux. Nul besoin de ressentir des papillons d’adolescents pour vivre une histoire sentimentale profonde, unique et vraie. Espérons que Mélanie le comprenne un jour. Pour l’instant, il faudra qu’elle change sa devise et qu’elle accepte d’être seule, plutôt que d’être accompagnée à tout prix…

Que pensez-vous de cette histoire ?

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  1. C’est comme une drogue en effet. Je trouve ça plutôt pathétique!

    Remarquez, si elle le présente juste comme un ami sans plus, pourquoi pas se faire accompagner d’un copain plutôt que d’aller aux Fêtes seule? Mais si elle a présenté ces gars comme ses amoureux pendant 7 ans d’affilée, Mélanie va passer plutôt pour une girouette qui fait la difficile et ne sait pas ce qu’elle veut….est-ce mieux que de passer pour une fille solitaire qui ne “pogne” pas le bon?

    Vaut pourtant mieux être seule que mal accompagnée!

    Mais l’inverse est aussi triste:

    Une ancienne compagne de travail “tombait en amour” et vivait la relation quatre ou cinq ans puis le dompait parce qu’elle ne “ressentait plus les petits papillons de l’excitation” à la vue de son compagnon de vie. Je crois que sa relation la plus longue a en effet duré…cinq ans et demi.

    Elle s’est rendue comme ça jusqu’à l’âge de 60 ans et aujourd’hui, elle est seule et nous envie nos maris, enfants et petits enfants (dans mon groupe d’ami(e)s.
    Elle a laissé choir pourtant de maudits bons gars!

    À rechercher toujours le grand frisson en permanence, on passe souvent à côté de l’essentiel de l’amour….

  2. À cause de nombreuses déceptions, je ne crois plus à l’amour. Si jamais je rentre dans une relation de couple, ça sera pour d’autres raisons que l’amour. Alors, je n’ai pas besoin de ressentir quoi que ce soit à l’estomac pour être avec quelqu’un.

    Je suis seul depuis longtemps et ça ne me dérange pas d’être seul plus de temps. J’ai besoin d’une très bonne raison pour me lier à une autre personne.

  3. Je pense qu’elle va dans le sens du message de Jean-Sébastien Marsan: elle ne ferme pas la porte aux rencontres, elle profite du moment présent, elle vit ce qu’elle a à vivre… sauf qu’elle assume mal ses préférences parce qu’elle a fini par croire que la grand amour durable est le must pour réussir sa vie.

    Tout le monde n’est pas fait pour les relations amoureuses exclusives et durables. Certains préférent la diversité à la stabilité. Le malheur de ces personnes, c’est qu’elles vivent dans une société où la stabilité amoureuse est un signe d’équilibre affectif. Du coup, elles sont continuellement à la recherche de la personne qui leur permettrait «d’être normale», mais la normalité, c’est un poison qui donne l’impression qu’on ne peux pas être heureuse ou avoir une vie comblée si on agit autrement.

    La vérité c’est que peu de personnes sont capables de se remettre facilement d’une rupture. Si Mélanie y arrive c’est qu’elle a ce qu’il faut pour «bien vivre» SON mode de vie. Si ce qu’elle préfère d’une relation c’est l’exaltation des débuts et qu’elle trouve que la complicité et la tendresse d’une relation durable est terne, c’est peut-être parce que cela ne correspond pas à sa nature. Et si elle croit qu’il y a mieux ailleurs, c’est peut-être parce qu’effectivement n’a pas trouvé chaussure à son pieds. On le sait quand c’est «lui»…quand il ne peut pas y avoir mieux que ce que l’on partage avec «lui». Et si on en doute suffisament pour être capable de le laisser sans aucun regret, alors c’est qu’il n’y avait pas d’attachement particulièrement profond.

    On n’a pas besoin de vivre 5, 7 ou 10 ans pour se sentir «profondemment» lié à une personne. Cette personne et la relation que l’on vit avec elle, se différencie de toutes celles qu’on a vécue. Ils ne faut pas conclure qu’on a un problème d’engagement simplement parce qu’on a le coeur volage… Il y a en qui vivent l’amour comme d’autres vivent l’amitié: il y a des gens qui ont une «meilleure» amie et d’autres qui ont plusieurs bonnes amies. Sauf que contrairement aux relations amoureuses, notre société considère qu’une personne qui n’a qu’une amie avec qui elle vit une relation complice et stable est plus à risque de faire des dépressions qu’une autre qui a un grand cercle d’amie qu’elle voit plus ou moins régulièrement. Du coup, ce sont ceux qui ont peu d’amis qui se sentent «pas normale» à l’instar de ceux qui connaissent beaucoup de relations amoureuses.

    Personnellement, j’ai pour mon dire: cessons d’essayer de correspondre à tout prix à la normalité et contentons-nous de vivre comme on aime vivre. Si tout le monde était honnête avec soi-même et qu’on avait le courage de vivre «hors norme» sans se sentir minable ou se laisser affecter par le regard méprisant que certains posent sur notre façon de vivre, il y aurait, j’en suis certaine, beaucoup moins de gens malheureux dans ce monde…

  4. @Diane

    Je rêve de trouver un jour le gars aux côtés duquel j’aurai envie de vieillir. Mais il me semble aujourd’hui que ça devient presque illusoire.

    Je rencontre de plus en plus de gens pour qui ce genre de relation ne représente pas le véritable amour. Des gens pour qui les relations ont une date d’expiration et pour qui de vouloir une relation de ce genre, c’est de s’imposer d’être malheureux tout le temps.

    En ce qui me concerne, j’y crois encore, mais je suis consciente que je dois trouver quelqu’un qui partage cette même valeur.

    Je me dis cependant que je n’ai pas la vérité absolue. Et si ces gens qui passent leur vie à courir après l’amour étaient tout simplement heureux ainsi? Même si rares sont les personnes que j’ai connues heureuses de ce genre de situation de façon permanente (en fait je n’en connais aucune).

    Je suis cependant d’accord avec le fait que cette personne entretienne des relations malsaines, tout simplement parce qu’elle ne le vit pas bien. Elle est dans l’attente et l’insatisfaction permanente. (Et là je ne parle même pas de ce qu’elle doit faire endurer émotivement à ces “copains”-là)

  5. Je trouve malheureux ce type de relation. Comment bâtir quelque chose avec une personne qui a des relations aussi frivoles…

    J’espère au moins qu’elle a l’honnêteté de dire à la personne qu’elle n’est qu’un bouche trou en attendant la suivante…ou qu’elle choisisse au moins une personne qui a la même mentalité qu’elle…

    C’est bien beau de dire que c’est SON mode de vie et qu’on peut vivre hors la normalité…j’ai rien contre ca…mais au minimum ouvre ton jeu et sois clair avec l’autre personne…

    Sinon on ne fait que répandre du mal tout autour de soi…

  6. Avec de l’argent tout s’arrange !

  7. Vaut mieux rater un baiser que de baiser une ratée

  8. @KATH: Vous dites que vous connaissez de plus en plus de gens pour qui une relation à long terme ne représente pas le vrai amour. Mais quel genre de gens est-ce que vous rencontrez? Quand je lisais le journal, il y avait une chronique sur Metro écrite par une femme qui se disait une éternelle célibataire. Elle décrivait ses rencontres avec tous les gars « cutes » qu’elle rencontrait et qui la laissaient tout de suite après des « one night ». Mais bon, je n’ai jamais vu un gars « cute » qui n’était pas un coureur de jupes. Si c’est bien ce genre d’homme qui t’attire, ben, alors c’est expliqué. Mais comme une des commentatrices disait il n’y a pas longtemps, si on est beau, on a le droit d’exiger la même chose de l’autre.

  9. Après avoir rencontré des Mélanie de ce monde, on viendra blâmer les hommes d’avoir peur de l’engagement…

  10. C’est intéressant à lire, mais il est malheureux que nous ne soyons devenus que des accessoires qui doivent être rentables pour ces douces…. un porte-feuille ou un homme à tout faire pour rénover leurs maisons ou gardiennes lorsqu’elles en ont besoins… Un gars disponible pour leur faire l’amour, mais à condition de répondre à leurs nombreuses exigences, la liste est longue. Ce ne sera que temporaire également pour se réserver toute la disponiblité l’été prochain pour flirter avec un gars de moto, et un autre pour faire du bateau ou de l’avion et un autre pour autres activités gratuites…. Sortez votre porte-feuille et vous verrez la belle apparaître….. L’amour est rendu bien contraire à ce qu’il devrait être… soit Amour, bonté, gentillesse…:-)

  11. Je ne vois pas ce que l’argent vient faire dans le cas exposé ici. L’argent va arranger quoi au juste? J’ai manqué quelque chose?

  12. @Daniel,

    C’est peut-être l’age : mi-trentaine, début quarantaine… des gens qui souvent sortent d’une relation plus ou moins longue et qui sont désabusés, qui ont passé plus de temps à “démoniser” le conjoint (ou la conjointe) qu’à l’aimer.

    Tout ce beau monde qui dénigre les contes de fée et les gens qui y croient un brin. Qui crient haut et fort que l’amour ça ne dure pas toujours.

    Et ça n’a rien à voir avec la beauté ou le couraillage!

  13. @BLUES49: L’argent, dans toutes les relations, a un rôle très important. Présentez-moi une femme qui entre en relation avec des hommes qui ne peuvent pas la gâter. Même si pour les petites choses elle va payer avec son argent, les bien les plus importants c’est toujours l’homme qui doit payer (voyages, voiatures, maison, etc).

  14. Daniel, mon mari et moi avons acheté notre maison ensemble et je connais bien des couples qui fonctionnent ainsi.

    Même si le salaire de mon mari était légèrement plus élevé que le mien, lorsque nous voyageons nous payons chacun notre partie.

    Quand je sortais avec des hommes (lorsque j’avais dans la vingtaine avant de me marier), je me faisais un devoir de payer ma part…je n’aimais pas l’idée que le gars pourrait croire que je lui devais quelque chose (paiement en nature!), surtout au début de la relation.
    Mon mari et moi avant de nous marier, il nous arrivait de nous faire des cadeaux et de payer l’un pour l’autre, et cela ne causait pas de problème.

    Il suffit de mettre les choses au clair au début je crois…et vous éliminez de vos vie les parasites qui s’attendent à se faire tout payer au complet!

  15. @KATH : Je suis à la fin-vingtaine et je vois déjà des gens qui sont « abîmés » par les relations qu’ils ont vécues, je ne veux même pas imaginer ceux qui sont déjà à la quarantaine. En effet, j’en vois quelques uns de ces nouveaux célibataires de la quarantaine quand je vais aux événements pour célibataires ici au Québec et l’on peut voir clairement leur amertume.

    Je ne sais pas, mais selon ce que je vois autour de moi, si l’on n’a pas trouvé la « bonne personne » quand on est plus jeune, la possibilité de la trouver après la vingtaine, c’est presque impossible à cause de la frustration que les gens apportent de leurs anciennes relations.

  16. @Daniel

    Dois-je me présenter, ainsi que 90% des femmes que je connais ?

    On veut juste un homme qu’on ne fera pas vivre

  17. @XCHESHIRECAT: les femmes à la fin quarantaine veulent pas mal plus qu’un homme qu’elles ne feront pas vivre, elles ont tellement de critères…. Je parais bien, j’ai une condition de vie qui est bien, j’ai un désir de relation à long terme très présent et malgré tout ça les femmes de ma catégorie d’âge, qui sont ”bien”, sont pratiquement inaccessibles, 5% tout au plus et là je ne parle pas des femmes attirantes.

  18. Je trouve que le problème dans tout ça n’est qu’une question d’honnêteté et de transparence et que malheureusement beaucoup de personnes autant du côté féminin que masculin ne disent pas les vraies choses. Je sors de deux relations stables qui ont duré une vingtaine d’années et je ne veux pas combler un vide avec une personne pour juste combler un vide ce que j’ai maintenant compris, alors je cherche surtout à rencontrer des gens pour m’amuser, aller danser, être accompagné dans une soirée, aller au cinéma ou autre et je ne prononce même pas le mot sexe. Je vais parler de ce que je vis avec les femmes, mais je suis certain que c’est du pareil au même du côté masculin. J’ai beau essayer dans les profils ” amitié” “rencontre” “amour/amitié” et nommer les tous, rien n’y fait. Ce qui m’amène à dire que beaucoup de gens ne sont pas, soit: honnêtes, qu’ils manquent de transparence ou encore qu’ils disent n’importe quoi de peur de rester seuls. En passant, je sens qu’il y a beaucoup de méfiance dans le monde des célibataires et qu’en plus beaucoup de gens recherchent la personne idéale. Personnellement, je suis dans le début cinquantaine et je ne crois plus au coup de foudre, mais je pense que l’on peut, sur une base d’amitié, construire une relation amoureuse solide en disant les vraies choses sans profiter de personne. Encore faut-il que les personnes s’assument ce que beaucoup ne font pas ou que l’amitié entre un homme et une femme n’existe pas …

  19. @Blues
    Vous assumez que c’est à cause de votre manque d’argent pour les faire vivre, c’est bien là le problème. Avec une attitude telle la vôtre, ne vous étonnez pas d’etre seul.

  20. Les Mélanie de ce monde peuvent vivre leur vie comme elles en ont envie. C’est leur droit. Que l’on arrête de parler de transparence ou de malhonnêteté. Les Étienne de ce monde sont dans cette relation parce qu’ils ont envie d’y être. Ils ne sont pas des victimes.

  21. Je suis une Mélanie de 35 ans,
    Simplement, après 10 ans de mariage, j’ai cherché la perle rare.
    Peut-etre n’ai-je pas eu de chance, je suis tombée sur des colériques, des jaloux, des violents, des pantouflards, des impuissants, des profondément inintelligents..

    Alors oui des critères il y en a : Un homme pas violent, pas colérique, pas jaloux (dans l’extrême), pas pantouflard, pas impuissant, et avec un minimum d’intelligence…

    Pour moi, ce n’est pas un défaut de vouloir un homme qu’on pourrait profondémment aimer. Le hic, c’est que tant qu’on ne l’a pas fréquenté un certain temps, on ne peut le connaitre. Et les masques ne tombent qu’au bout de 3 à 6 mois..

    Et là le prince charmant auquel Mélanie commencait à s’attacher devient un belle pourriture…

    Alors Mélanie doit passer ses 40 prochaines années avec pour ne pas etre jugée ? Ou simplement pour reprendre sa liberté et retrouver le sourire ?

  22. Célibataire?
    À quoi sert ce mot?

    Couple..?

    La journée où l’on comprend qu’on nait, vit et meurt seul. Même entouré de 10 000 personnes on est seul.

    Négativisme..ou réalisme?

    Le bonheur est là et maintenant.

    Vivre notre vie et arrêter de se mêler/comparer à celles des autres, c’est déjà être sur la bonne voie!

    Célibataire, couple, veuf..

    Pour ma part, je suis MOI. Qui n’en déplaise à ceux qui sont “mal” face à mon “célibat”.

    Mon âme soeur est quelque part, voyons voir si je formerai un couple avec elle dans cette vie-ci :)

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