L’angle éditorial de ce blogue se résume à « qui ne risque rien n’a rien ». En amour, rester planté là en attendant un signal du destin est une excellente manière de perpétuer le statu quo jusqu’à la fin des temps…
Un être humain est la somme de ses actes : pour réussir quelque chose (en amour comme en amitié, dans la vie professionnelle comme dans la sphère privée, etc.), il faut se lever de sa chaise, aller à la rencontre des gens, créer des liens, les approfondir, apprendre de ses erreurs et tâcher, en toutes circonstances, d’évoluer.
Pour décrire ma petite philosophie de l’amour, j’utilise souvent l’expression « de défaite en défaite jusqu’à la victoire finale ». (Ce n’est pas moi qui l’ai inventée, c’était la phrase fétiche d’un de mes anciens patrons — salut André, si tu lis ces lignes !) Autrement dit, la rencontre amoureuse et le couple peuvent se résumer à une longue série d’échecs et d’erreurs dont il faut tirer des leçons. C’est seulement à cette condition, à mon humble avis, que l’on peut parvenir à ses fins, c’est-à-dire vivre l’amour sans se faire suer (enfin, sans trop se faire suer).
L’amour, par nature, est souvent éphémère et instable. Il ne faut rien prendre pour aquis. C’est ça, le Sens de la Vie : apprendre de soi et des autres pour, en bout de ligne, mourir le moins idiot possible…
Je n’ai pas la prétention de vous donner, dans ce blogue, des trucs du parfait petit dragueur. Je suis un individu timide et réservé, je n’ai rien d’un Casanova. Comme tout Québécois « de souche », j’ai grandi dans une société dépourvue d’une culture de la séduction, de rites de passage et de structures qui facilitent les rencontres. Ne comptez pas sur moi pour vous donner un cours « rencontre 101 ».
Mon boulot consiste plutôt à observer les comportements des célibataires et des amoureux pour ensuite animer la discussion.
Au plaisir de vous lire !
Bravo pour ce magnifique blogue !! Je vous suivrez très attentivement
Les risques en amour peuvent être grand, je ne parle pas ici de folâtrer ou de batifoler, mais de relations sérieuses, maison, enfants, décisions déterminantes prises à deux, concessions, etc. Considérant le nombre d’échecs dans mon entourage, j’ai peur de m’investir.
Je considère un peu l’amour comme un jeu de cartes, il n’y a que 4 as dans le jeu, vais-je avoir la chance d’en trouver un? Bien entendu, on peut aussi trouver un joker qui se fait passer pour un as et qui est en fait un deux de pique, vais-je m’en rendre compte à temps? Est-ce que le jeu en vaut la chandelle?
Il n’y a malheureusement pas d’as dans mon jeu, dois-je me contenter d’un valet?
Et ces couples qui vivent ensemble par habitude, parce que la société leur a inculqué le fait que “c’est comme ça que ça doit se faire”, sont-ils vraiment heureux?
Bonjour Dominique,
Vous avez écrit : « Considérant le nombre d’échecs dans mon entourage, j’ai peur de m’investir. » Mais ce n’est pas parce que les gens dans votre entourage échouent que vous allez, vous aussi, rater votre coup…
Si j’écrivais : « Considérant le nombre de pollueurs dans mon entourage, j’ai peur de protéger l’environnement », ou « Considérant le nombre de chômeurs dans mon entourage, j’ai peur de chercher un emploi » , vous me trouveriez défaitiste, non ?
Oubliez un instant les célibataires et les couples malheureux de votre entourage. Vous, que désirez-vous vivre ?
Vous posez beaucoup de questions très pertinentes dans votre commentaire. Vous répondre systématiquement serait trop long… J’aborderai plusieurs points que vous soulevez dans mes prochains billets.
Il est intéressant de constater comment la peur nous empêcher d’avancer, et ce, peu importe dans quel domaine. L’Amour, il ne faut pas l’attendre assis sur une chaise, il faut faire des pas et ce, peu importe dans quel direction, il faut poser des gestes, montrer notre disponibilité et s’il y a échec et bien nous pourrons toujours nous dire que nous avons appris quelques choses. Oui, l’échec fait mal mais il nous aide aussi à grandir. Je suis présentement dans l’apprentissage du laissez-aller, oui, ce n’est pas facile, mais je sais que cela veut dire que le meilleur est devant moi. Il faut demeurer positif, le négatif n’a jamais rien apporté de bon. Alors bravo pour votre blog et oui allons de l’avant, sinon, les jours passent et il ne nous restera plus rien devant nous que ce que nous avions hier. C’est à chacun d’entre-nous de choisir. Moi, j’ai choisi de m’investir dans une vraie relation amoureuse et je sais que cela m’arrivera. Je vous souhaite à tous de faire un pas en avant.
Bonjour, Jean-Sébastien, j’ai lu ton livre sur “Les Québécois qui ne veulent pas séduire [...]”
J’espère que tu vas apporter certaines pensées ou idées, qui vont permettre aux hommes et aux femmes de s’activer… de prendre le moment et j’espère que ça va te permettre d’avancer pour toi aussi!
Je n’ai pas la mémoire pour l’article mais il y a une statistique aux États-Unis qui ont remarqué une augmentation du suicide des femmes de 35 à 45 ans… en rapport qu’elles ne se font pas draguer ou elles n’ont pas d’homme dans leur vie.
Aujourd’hui avec cette statistique, j’essaie d’avancer, j’ai peur, je bafouille, je tremble, mais j’essaie.
Je me dis qu’une femme fantastique m’attend sur mon chemin et quand je vais aller la voir, elle va comprendre que j’aurais pu passer et ne rien faire, mais que j’ai décidé d’aller vers elle va me permettre d’aller plus loin.
Confucius a dit “La Gloire ce n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois!”
@Patrick: Bonjour ! Je vais répondre à plusieurs éléments de ton commentaire.
“J’espère que tu vas apporter certaines pensées ou idées, qui vont permettre aux hommes et aux femmes de s’activer…” Oui. Le livre Les Québécois ne veulent plus draguer, c’était un constat et un essai. Il n’y avait pas vraiment de trucs, dans ce livre, pour faire des rencontres. Avec le blogue Dans le blanc des yeux, je veux poursuivre la réflexion tout en étant plus concret, plus pratico-pratique.
La statistique sur les suicides des femmes de 35 à 40 ans aux États-Unis, ça m’intéresse beaucoup. D’où ça vient ? (J’ai fouillé sur Google, je n’ai pas trouvé grand-chose…)
“j’essaie d’avancer, j’ai peur, je bafouille, je tremble, mais j’essaie.” Bon courage ! Chaque rencontre permet d’apprendre (sur soi et sur les autres) et d’aller plus loin.
Très très intéressant, je vous suivrez de près! Et bonne philosophie, ne pas se décourager devant l’adversité! Je cultive les histoires d’échec amoureux abracadabrantes, je suis un bon divertissement pour mon entourage haha mais déprimant par moment. Merci pour ces mots, vous avez tout à fait raison, c’est par l’expérience que l’on apprend à se connaître, faut avoir l’ouverture d’esprit et l’humilité de reconnaître nos erreurs. Je garde espoir de trouver THE man, futur père de mes enfants. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!
Si tu es dans la soixantaine et que tu n’es pas jolie, même si tu es la plus franche possible, il n’y a pas beaucoup de gars qui recherchent ces femmes-là. Pour le sexe, oui il y a pour tous les âges.
Quelle bonne idée ce blogue! J’y viendrai régulièrement!… il faut que je trouve votre livre… ça viendra sûrement confirmer ce que j’ai souvent pensé…
Bonjour, j’ai lu le commentaire de ANGELMENADEL… qui m’a touché et rejoint… J’ai voulu rechercher sa fiche et lui envoyer un message… mais disparu
Est-ce à dire qu’il n’est plus sur RC ? Il me rejoint tellement…
Bonjour aiglebleue, j’ai reçu un message de Sébastien par courriel me disant que vous tentiez de me rejoindre. Non, je ne suis plus sur RC. Une petite note en passant je ne suis pas Il mais Elle. J’aimerais savoir ce qui vous a touché et rejoint dans mon commentaire. En attendant de vous lire, je vous souhaite une belle et douce fin de journée.
AngelMenadel
J’aime beaucoup votre blogue. Lire les commentaires inscrits par les autres internautes me permet de comprendre certains aspects de la vie! Pour ma part, j’aime bien cette phrase: “Vaut mieux être seule que mal accompagnée!”
Avoir peur dans la vie me permet une chose fondamentale: décider de foncer et ce même si je ne sais pas où cela va me mener… J’aime mieux avancer dans l’inconnu que de faire du surplace. Ça cependant, c’est mon propre choix personnel. En 2010, j’ai décidé de me lancer dans le vide vers l’inconnu et cela a complètement changé ma vie… J’ai créé ma propre victoire.
Maintenant mon nouveau défi: réapprendre à fréquenter…
@ chedeline : merci pour vos commentaires sur le blogue.
Vous avez écrit : “En 2010, j’ai décidé de me lancer dans le vide vers l’inconnu et cela a complètement changé ma vie… J’ai créé ma propre victoire.” Est-ce trop indiscret de vous demander ce que vous avez fait en 2010 ? (Je suis curieux…)
@ Jean-Sébastien Tout simplement ceci:
D’un accord commun, nous avons mis fin à une relation de quasiment 8 ans 1/2, j’ai changé de travail (deux fois en réalité, j’avais été engagée en sous-contractuelle puis il y a eu un poste d’ouvert dans l’entreprise et maintenant je travaille vraiment pour eux), déménagé d’une maison à un appart avec deux colocs, j’ai eu une voiture neuve, rencontré un gars avec qui j’ai vraiment connu le plaisir fou de la baise (malheureusement c’est fini depuis un bon bout de temps, snif snif), etc.
Quoi qu’on dise, dans la vie, il faut savoir oser… en tout cas, pour moi ça a fonctionné!
On attend tellement de l’amour et du couple! Plus on vieillit, plus longtemps on est célibataire, plus notre réflexion devient poussée et moins on est prêt à plonger. Pourtant, comment tomber amoureux sans plonger et prendre le risque inévitable d’être blessé, déçu? On peut prévenir les risques en partie, en choisissant un partenaire qui partage certaines valeurs importantes à nos yeux, des intérêts en communs, et a un type de personnalité qui s’accorde mieux à la nôtre, mais c’est tout. À 47 ans, après 3 ans de célibat et des échecs amoureux derrière moi, je réalise que si une partie de moi ne plonge pas avec la même confiance qu’à mes 20 ans, je vais continuer de cumuler les années de célibat. Inévitablement, le couple amène quelques déceptions. L’autre n’est pas parfait, il pourra nous blesser, mal nous comprendre, nous frustrer. L’important je crois est de se demander «Puis-je tout de même m’épanouir dans ce couple? Puis-je être moi-même? Est-ce que ma nature profonde est respectée?».
« De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale ».
Pour mettre un peu de culture, cette phrase n’est pas de André votre ancien patron, mais du président Mao Zedong…
@ mao
J’ai donc cité Mao Tsé-toung ? Aïe ! Ça me place en mauvaise compagnie…
Auteur
Jean-Sébastien Marsan
Auteur et journaliste
Jean-Sébastien Marsan est auteur, journaliste et rédacteur indépendant, à Montréal. Il a cosigné en 2009 l’essai Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l’Homme) et animé le blogue du même nom.
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Claudia Sofio
Sexologue B.A et Journaliste
Étant titulaire d’un baccalauréat en Sexologie et ayant poursuivi des études universitaires en Communication, j’écris depuis quelques années pour différentes publications, dont le magazine Femmes d’aujourd’hui (Fa), dans lequel je signe la chronique « La Sexo de Fanny ».
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