Aujourd’hui, je vais vous raconter une non-scène de drague de rue dont j’ai été témoin.
Un samedi après-midi de juillet dernier, à Montréal. À la terrasse d’un café, sur une rue passante, une svelte créature blonde (fin vingtaine ou début trentaine) venait de s’asseoir avec un café et un journal. Seule (les autres tables étaient vides), elle a TOUT fait pour attirer l’attention.
Sa robe noire très sexy (une robe noire en plein soleil, et il faisait 30 degrés Celsius !) était décolletée jusqu’au nombril. Elle a lentement détaché ses longs cheveux blonds, qui tombèrent délicatement sur ses épaules. Elle faisait semblant de lire son journal en jetant constamment des regards suggestifs à gauche et à droite, l’air de dire : « Regardez-moi ! Je suis disponible… »
Je faisais des courses dans le quartier lorsque j’ai aperçu la déesse blonde s’asseoir à la terrasse. Et j’ai remarqué que des hommes, sur le trottoir, s’arrêtaient pour l’observer. Ils restaient figés à quelques mètres de la terrasse, tétanisés. De l’autre côté de la rue, il y avait même un petit attroupement de mâles, plantés là, complètement obnubilés par la demoiselle.
Ce jeune homme est tétanisé par la stupéfiante beauté d'une blonde. (Celle-ci est tétanisée par la stupéfiante laideur de la tuque brune.)
J’ai poursuivi mon chemin. Environ 20 minutes plus tard, après avoir fait mes courses, je suis repassé devant la terrasse. La séduisante jeune femme était toujours seule sur la terrasse. SEULE ! Il était pourtant impossible de ne pas la remarquer.
Sous le soleil de n’importe quel pays méditerranéen, les hommes ne se seraient pas fait prier pour s’asseoir à ses côtés. En Amérique du Sud, la jeune femme aurait presque provoqué une émeute ! Mais à Montréal, rien…
Bon, vous allez me dire que le Québec n’a pas de culture de la drague de rue, que nous ne sommes pas en Italie. C’est vrai. Mais nous pourrions faire un petit effort, complimenter les femmes qui se donnent la peine de tout mettre en oeuvre pour attirer l’attention. Tout travail mérite salaire, non ?
Sur le Web
Il existe des blogues, cours, « coaching séduction » et manuels de drague de rue. Des sites web européens, évidemment… Par exemple : www.coachdrague.com, www.seduire.tv et www.drague-academie.com.
Alors merci pour les encouragements!
Je ne suis ni blonde, ni décoltée jusqu’au nombril et encore moins dans la fin vingtaine!
Mais j’ajouterais que autant chez les hommes que chez les femmes, lorsqu’ils sont « beaux », sont aussi ceux qui intimident. Pourquoi voudrait-il (t-elle) de moi? Moi si « ordinaire » !? C’est comme si on regarde le sacré beau meuble dans la vitrine, mais sûrement trop cher pour nos moyens… On passe devant en rêvant quelques secondes puis on continue notre chemin…Voilà. Beau ne veut pas nécessairement dire « accessible ».
Pauvre belle madame… qu’est donc pas chanceuse…
À Montréal, c’est le premier contact qui est si difficile, peu importe l’aspect physique des célibataires en manque d’attention. Une fois que le contact est établi, ça va, on peut barvarder un peu, essayer d’aller plus loin. Mais souvent, le premier contact ne se fait tout simplement pas !
Il ne suffit pas de grand-chose, pourtant. S’asseoir à une terrasse à côté de la femme dont je parle dans le billet, par exemple, et la complimenter sur sa robe. La femme dit « merci » pour le compliment, mais ne semble pas vouloir bavarder ? Pas de problème, on lit son journal et on poursuit son chemin. Elle a envie de bavarder ? Là, tout est possible.
Personne ne devrait être intimidé par la beauté d’un individu… Tout le monde veut être séduit et tout le monde peut essayer de séduire; il suffit d’essayer, de tenter sa chance.
Je retiens du positivisme dans votre réponse… mais j’ajouterais qu’il faut avoir un peu courage pour entamer un premier contact ou… une certaine confiance en soi! Et surtout ne pas prendre un premier refus comme un échec mais bien une expérience de plus dans notre apprentissage de la vie!
Vous avez bien résumé la drague : confiance en soi, courage, ne pas avoir peur de l’échec, envie d’apprendre.
D’après mon expérience, je peux vous que ce n’est pas si facile. Et pas seulement ici à Montréal. Je viens de Sao Paulo au Brésil, et je suis d’accord avec vous quand vous dites qu’une très belle femme assise dans une terrasse toute seule peut causer une émeute là-bas. Mais… elle n’accpeterait pas parler à n’importe qui. Ni même un éloge comme vous avez mentionné. Je me suis dejà fait chier à plusieurs reprises quand j’essayais de draguer des femmes là-bas. Ici, je n’ose même pas essayer, à cause de ce que j’ai déjà entendu à propos des femmes québécoises.
La question c’est que les femmes sont trop superficielles. La femme seule en question ne laisserait jamais un homme trop laid, trop gros, trop jeune, trop vieux, trop n’importe quoi, s’asseoir à ses côtés. Je suis quelqu’un dépourvu de beauté et je vous assure, même si j’étais le meilleur dragueur du monde, je n’essaierais jamais de draguer une femme très attirante. Je sais quelle est la valeur que les gens donnent à l’apparence physique et je sais très bien, selon mon expérience, quand je ne suis pas à la hauteur.
Dans les jeux de séduction, tout le monde a une valeur et l’apparence physique n’est pas le tout, mais ça compte beaucoup. C’est le premier critère d’évaluation. On ne regarde pas une pesonne et pense: « J’aimerais connaître cette personne, elle est très intéressante ». Ce qu’on voit d’abord c’est le physique. Et c’est là où bien des gens sont rejetés, même s’ils ont d’autres qualités.
Je vais dire qu’il est ainsi aussi pour l’approche d’une femme vers un homme. Je considère que je suis quand même une fille qui paraît bien, mais je n’oserais jamais approcher un homme sans avoir un signe d’intérêt de sa part. Je n’ai aucun problème de confiance en moi, par contre je suis de la vieille école, où les hommes sont ceux qui doivent faire le premier pas. Dommage aussi que les hommes ne tentent pas leur chance plus souvent. Que de difficultés nous avons tous à nous rejoindre !!
Sommes nous trop dures d’approche, nous les femmes ? Nous sommes seules, aucun gars n’ose tenter une approche… Nous sommes avec nos amies… on est trop entourées et très intimidantes ! Quoique sur ça… je vous l’accorde messieurs, une gang de fille ensemble c’est très gênant pour vous !
Nathalie vous avez tout à fait raison ! Les hommes font rarement les premiers pas. Ils nous regardent, nous sourient, mais lorsqu’on leur retourne ces gestes… ils ne font plus rien !
Par contre, juger les hommes ne mènera à rien car nous aussi les femmes avons nos torts. Je crois que nous sommes dans une ère où les femmes devront prendre de plus en plus les devants, au risque d’offenser les hommes. Car certains ne semblent pas aimer que les femmes fassent les premiers pas.
Tout un sujet, que d’aborder une personne (femme ou homme) seule sur une terrasse, dans la rue, dans le métro, etc. Pour ma part, je l’ai fait … ou tenté de le faire, en abordant une femme un peu comme la description ci-haut. Bien plus d’une fois mais, est arrivé un moment où, après m’être fait dire (en mot ou en non-verbal) et avec un grand sourire de sa part qu’elle devait quitter, faire autre chose ou, simplement « pas le temps … » eh bien j’ai cessé. Comme dans bien des choses c’est vrai qu’il faut persister, garder confiance, croire mais, à quel prix…?!?
À mon humble avis, que ce soit un ou l’autre, il n’y a aucune raison ou règle qui dit que les hommes doivent obligatoirement faire les premiers pas. Ce fut déjà le cas dans le passé mais maintenant, en 2011, pourquoi continuer de penser ainsi quand souvent, une femme ne souhaite même plus se faire ouvrir la porte par galanterie et dit que « ce n’est plus comme avant aujourd’hui », chacun paye sa part, chacun joue son rôle…
C’est vrai de dire qu’il n’y a vraiment pas que l’apparence physique qui compte chez une personne, mais on ne peut pas nier que l’apparance, chez une personne purement inconnue, est la toute première chose que l’ont voit, qui retient notre attention et qui peux nous donner envie de connaître (un peu) mieux mais, oui, encore un MAIS … trop pressé, trop à la course, trop vite-vite-vite et première réponse est, avec un p’tit sourire, désolé, je n’ai pas le temps alors, désolé mais, mesdames, permettez-vous, osez et, plus particulièrement lorsqu’il y a justement échange de sourires… et selon moi, il y a de forte chance d’une très bonne réceptivité de notre (ma) part de sexe opposé
@Socrate Vous écrivez : « il n’y a aucune raison ou règle qui dit que les hommes doivent obligatoirement faire les premiers pas. »
C’est vrai. Ce que je voulais souligner, dans mon billet, c’est que les hommes pourraient se donner la peine de faire un petit compliment (même tout petit, super discret) à une femme qui a mis le paquet pour se faire belle en public. Juste un petit mot. Il ne s’agit pas de draguer lourdement tout ce qui bouge, il s’agit juste de se donner la peine de faire une petite remarque polie. Pour que madame sente qu’elle est belle.
C’est une question de savoir-vivre, à mon humble avis.
Socrate… vous avez écrit « une femme ne souhaite même plus se faire ouvrir la porte par galanterie ». Bien que cette si délicieuse époque soit révolue où toutes les femmes s’attendaient à recevoir ses gestes de galanterie, c’est dans les années 70 que tout a changé! Libération de la femme, féminisme, jetons les brassières au feu! Comme dans toute société, on dirait qu’il faut toujours aller d’une extrême à l’autre avant d’atteindre un juste milieu. Bien sûr, je suis de celle qui est fière de son indépendance et autonomie mais cela ne veut pas nécessairement dire que je renis tout geste de galanterie. AU CONTRAIRE! Surtout dans ce monde d’individualisme où les passants ne deviennent que d’autres êtres inconnus qui croisent constamment notre route… Pourtant, il existe encore… et bien plus qu’on ne peut l’imaginer… des femmes qui apprécient grandement la galanterie (présente!) qui est en soi, une forme de reconnaissance de mon existence. Ouvrir la porte, tirer la chaise, se lever de table (plutôt rare celle-là) lorsque la dame quitte pour se faire une beauté, et le baiser de la main OUF! c’est le geste le plus savoureux qui s’est malheureusement perdu. Pourquoi ne pas – justement – utiliser ce geste perdu pour remettre un sourire bien placé et sûrement répondu! Ceci pourrait être un début non?
L’indépendance des femmes n’a pas fait de nous des êtres différents du « avant », mais plus sensibles à nos besoins. Le charme, la galanterie… enfin à mon idée… restera toujours un plus!… et j’adore les films noir et blanc…
Ces creatures sont toujours seules car elles aiment bien nous démontrer qu’elles sont dans les « ligues majeures » et qu’elles ne pechent pas les petits poissons… comme le gars ordinaire !
Daniel, je ne vois pas pourquoi une femme qui souhaite se faire aborder par un beau garçon est plus superficielle que ledit garçon qui aborde une inconnue sur le seul fait de sa beauté. T’sais. Ça va dans les deux sens.
De toute façon, je ne vois pas ce que la superficialité a à voir dans cette histoire, et tant qu’à y être, dans toutes les histoires de rencontres. Moi je crois pas qu’aucune relation ait quelque chance de survie que ce soit s’il n’y a aucune attirance physique à la base; la nuance, c’est qu’on a tous nos critères. Le pourquoi et le comment des ces critères, dur à dire, mais me semble que ça prend de temps à autre des petits moments de «ouf, j’te sauterais dessus right here right now», déclenchés par je sais pas, des yeux lumineux, un sourire fondant, des petites fesses tight, des hanches voluptueuses, etc.
Et puis, qu’est-ce qui dit que la superbe blonde assise à la terrasse ne souffre pas d’une médiocre estime de soi…? Si elle déploie autant d’effort pour attirer l’attention, il y a des bonnes chances que oui.
En tout cas. My two cents
Que se soit d’un côté ou de l’autre, faire les premiers pas ne change rien au résultat.
Tout est question de chimie pour les uns ou de critères physiques pour les autres. Par expérience personnelle, toutes les fois ou j’ai fait les premiers pas face à un homme (je suis quand même bien de ma personne), ça n’a pas été concluant. Je n’ose donc plus m’avancer, car j’ai l’impression que même si plusieurs hommes disent apprécier le geste, ça leur coupe un peu leur instinct de chasseur. Je conviens qu’il n’est pas plus facile du côté des hommes, mais peut-être plus naturel.
Salut! Jean-Sébastien, je m’appelle André et j’ai 22 ans. J’ai une anecdote croustillante qui ressemble à celle de votre article.
À l’époque, j’avais 18 ans et j’étais en voyage de groupe dans l’État de la Floride. Nous étions dans un centre d’achats. Mes amis et moi étions entrés dans un magasin nommé Pacsun. En entrant, on a vus du coin de l’oeil une vendeuse blonde canon (inconnue) tout en faisant nos emplettes. Mes chums la trouvaient cute, mais ils n’osaient pas l’approcher. Donc, j’ai fait un homme de moi et j’ai osé l’aborder avec un anglais quand même ordinaire. Je me suis approché devant elle, je lui ai posé des questions personnelles (âge, ville et son nom), elle m’a répondu. Ensuite, elle me posa les mêmes questions et je répondais d’un anglais quand même acceptable à ma grande satisfaction. Ensuite, je lui ai dit quelques compliments sympas et elle m’a répondu « merci ». Vers la fin j’avais pu le temps au cadran et on a dû partir. Description de la fille en question, non fictif dans mon cas : Priscilla, 27 ans de Princeton, c’est une belle blonde passionnée de surf et de snow, j’ai tout su ça d’elle, même que j’ai presque eu son numéro.
Dans le fond, si on voit une fille ou une femme de notre goût, on doit prendre l’initiative peu importe la situation. L’amour c’est une guerre de tranchées qui est dure à conquérir. Alors, faut se battre pour avoir ce que nous voulons.
Je crois fortement que c’est dans la nature des choses que l’homme fasse les premiers pas. C’est instinctif.
On peut comparer l’homme à une allumette. Ça en prend peu pour qu’il soit allumé. La femme est comme un feu de foyer: il faut travailler un peu plus fort pour arriver à l’allumer. C’est la nature des choses!!! Nous n’y pouvons rien. Il faut faire avec.
Comment ça se traduit dans le monde de la rencontre et de la drague? C’est simple: lorsqu’un homme se sent allumé par une femme, il se doit d’utiliser cette énergie pour essayer de la conquérir.
De son côté, la femme ne sera pas tout de suite gagnée. Seuls les hommes qui veulent vraiment la conquérir y arriveront. Est-ce que vous savez combien de temps et d’efforts ça prend pour allumer un feu de bois??? Pas pour décourager qui que ce soit, mais il faut vraiment vouloir! C’est cette même volonté qui vous aidera à conquérir la femme de vos rêves.
En tant que femmes, nous avons une certaine filtration à faire. Ça aussi c’est dans la nature des choses! On doit trouver l’homme qui sera un vrai bon partenaire. L’homme qui ne nous laissera pas tomber à la moindre difficulté (ou au premier décolleté). Le seul moyen de savoir si l’homme a ce qu’il faut pour être en relation à long terme, c’est de ne pas se laisser gagner au moindre petit compliment.
Attention… Je ne dis pas que nous devons être bêtes. Ça c’est une question de savoir-vivre. Par contre, je ne vais pas tomber dans les bras du premier homme qui va me dire que j’ai un beau sourire. Je n’ai plus 18 ans… Je me suis déjà fait prendre par des dragueurs malhonnêtes qui ne voulaient que baiser! Et ce genre d’homme, il y en a dans toutes les tranches d’âge. Donc en tant que femme, il faut se montrer prudente si on ne veut pas se faire jouer des tours. C’est pour ça qu’on se montre difficiles. Ce n’est pas un jeu mesquin… On a pas d’autre choix si on veut choisir LA bonne personne.
Un homme qui ne veut que baiser n’aura habituellement pas beaucoup de patience et s’en ira assez rapidement s’essayer sur quelqu’un d’autre. Mais vous, messieurs, qui êtes sincèrement intéressés… Persévérez! Si une femme vous intéresse vraiment, ne croyez vous pas que ça en vaut la peine?
Selon mon expérience, les hommes qui n’osent pas aborder une femme qui les intéresse sont les mêmes hommes qui n’oseront pas aborder leurs difficultés dans le couple. Les hommes qui se découragent au premier refus, sont les mêmes hommes qui vont fuir les nombreux défis qu’amène la vie de couple.
Ça s’appelle de la lâcheté. Cette même lâcheté qui empêche bien des hommes d’aborder les femmes qui leur plaisent par peur de froisser leur égo.
Se faire dire non ça ne diminue en rien ce que vous êtes. Il faut savoir passer par dessus et avoir un meilleur estime de soi. « Non », ça n’a jamais tué personne. Ce n’est qu’un mot. Il faut persévérer! C’est la clé du succès si vous êtes sincères.
Et oui ça en vaut la peine. L’amour en vaut toujours la peine…
@SABINE
Après plusieurs années de féminisme, les hommes comprennent finalement, à votre demande, que ‘NON’ ça veut dire ‘NON’.
Alors, quand vous dites ‘NON’ mesdames, on n’insiste pas et on s’en va. Ne venez pas nous dire maintenant que nous sommes des lâches ou incapables de persévérance.
On est en 2012, Sabine. Cessez de vous cramponner à un ancien rôle. Cette pièce de théâtre que vous nous décrivez est finie depuis longtemps.
Vous ne voulez pas rester seule ? Faites un effort pour aller vers la personne qui vous intéresse, comme les hommes !… et ne rejetez pas sur lui le mauvais rôle, celui du « rejeté » que vous semblez croire fait pour l’homme. Personne n’aime être rejeté et se faire rejeter n’est pas un jeu, comme vous semblez le croire. Essuyez quelques rejets vous-même pour apprécier une rencontre réussie.
Si vous êtes proche ou côtoyez quelqu’un qui vous intéresse, et que vous ne montrez aucun signe ou ne faites rien pour communiquer, c’est votre responsabilité, ne blâmez pas autrui !!…
Seule sur une terrasse, ah c’est dans ces moments que je suis fier de mes origines italiennes, dommage que c’est pas moi qui passait par là, remarquez peut-être aurais-je subi un refus mais je vous garantis pas avant d’avoir sorti tout mon répertoire, d’ailleurs quand je suis allé en Italie il n’y a pas une jolie femme qui ne se fasse pas aborder et contrairement à la majorités des femmes ici, elles le prennent avec le sourire et je dirais fierté de plaire aux hommes. Ici, j’ai essayé le truc quelquefois, la plus grande réaction que j’ai eu c’est un sourire timide, le reste du temps même pas un regard et rarement des fuck you, comme quoi les hommes québéquois on beau êtres latins, ils ne sont pas encore aussi aiguisés que les Espagnols, les Italiens, les Grecs aussi ont ça naturellement, quand aux femmes je crois qu’elles ne sont pas habituées pour la plupart à recevoir ce genre de sollicitation, par contre je crois que le climat joue un rôle, aussi à Rome il fait beau à l’année, à Montréal quand on a trois mois de chaleur c’est un gros été.
Quel intérêt un homme a-t-il à faire des compliments à une femme? Le but de la drague c’est de coucher ensemble, pas de passer pour le gigolo qui fait sourire les passantes.
Maudit que je suis tanné que seul le fait d’être un homme me fait prendre tous les maux de la terre sur mes épaules. C’est le cas classique. Dans les bars, nous entendons ça tout le temps. Les femmes chialent lorsque les hommes les abordent, en disant: « Je peux jamais avoir la paix deux minutes!! » Et on les entends chialer à la fin de la soirée: « Y’a personne qui est venu me voir, c’est n’importe quoi!!! »
Bref je pense que les femmes ne savent pas ce qu’elles veulent. Si vous voulez rencontrer les filles, faites les premiers pas pour une fois! Je connais trop d’hommes qui se sont tannés d’approcher des filles avec respect pour se faire revirer de bord avec une phrase odieuse du style : « Je m’apelle Claire Laplace, l’épais!!!! »
Il faut également assumer les messages que l’on envoie. J’ai des copines qui portent des décolletés qui pourraient faire crasher un Hummer tellement c’est plongeant et elles sont souvent toute scandalisées que des passants regardent leur poitrine… Il m’est arrivé de porter un une chemise manche courte très serrée suite à la demande de ma conjointe pendant l’été. Le nombre de filles qui m’ont regardé les abdominaux étaient assez impressionnant. Pourtant j’ai assumé le fait que cet habillement pouvait provoquer et ce double standard me fâche beaucoup.
Trop peur d’avoir la queue entre les jambes, le Québécois préfère s’en aller la queue levée… d’admiration. Froussard!
Trop féministe, la Québécoise semble prendre plaisir à « revirer de bord » l’homme, et ce, sans aucune sympathie, ce qui est sans aucun doute à l’origine du cercle vicieux. Elle ne veut pas non plus aborder l’homme par orgeuil féminin. Oubliez les films d’amour hollywoodiens mesdames, et cessez d’attendre le scénario parfait, vous resterez seule toute votre vie comme démontrent de plus en plus les statistiques…
Auteur
Jean-Sébastien Marsan
Auteur et journaliste
Jean-Sébastien Marsan est auteur, journaliste et rédacteur indépendant, à Montréal. Il a cosigné en 2009 l’essai Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l’Homme) et animé le blogue du même nom.
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Autres collaborateurs
Claudia Sofio
Sexologue B.A et Journaliste
Étant titulaire d’un baccalauréat en Sexologie et ayant poursuivi des études universitaires en Communication, j’écris depuis quelques années pour différentes publications, dont le magazine Femmes d’aujourd’hui (Fa), dans lequel je signe la chronique « La Sexo de Fanny ».
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