Jean-Sébastien Marsan

Jean-Sébastien Marsan

Auteur et journaliste

L'observation de l'univers de la rencontre amoureuse est aujourd'hui l'une de mes principales activités. Je dirais même que c'est en train de devenir une obsession! L'amour mène les individus (et le monde) aussi bien au bonheur qu'à leur perte. Et sans amour, la vie n'a aucun sens...

Messieurs-dames, permettez-moi de me présenter : Jean-Sébastien Marsan, auteur et journaliste indépendant. En 2009, j'ai cosigné un livre intitulé Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l'Homme) et j'ai longtemps animé le blogue du même nom.

D'après vous, quel est le problème numéro un du Québec actuel ? Les chicanes fédérales-provinciales ? Les dysfonctionnements des systèmes d'éducation et de santé ? La pollution ? Les infrastructures routières qui s'écroulent ?

Ma réponse est toute simple : la misère affective. Ce n'est pas que la politique, l'économie, la protection de l'environnement, etc. ne soient pas importants, mais ça ne fait pas le poids devant le manque d'amour.

Je partagerai avec vous mes observations et mes réflexions, mes rencontres et mes lectures, mes découvertes et mes surprises. En espérant que cela puisse vous aider à mieux vivre.

Ses écrits, ailleurs

Étienne, Joséphine et les autres

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15
mai

L’histoire des relations hommes-femmes au Québec peut éclairer notre présent, nous aider à mieux comprendre notre époque. Voici une mini-fiction historique de mon cru qui se déroule à Montréal, à la fin du XIXe siècle.

Café Cléopâtre

Le Café Cléopâtre, au coeur de l'ancien Red Light de Montréal. (Photo : Christopher DeWolf.) Le Red Light occupait jadis un énorme quadrilatère, de Sherbrooke au Vieux-Montréal dans l'axe nord-sud, de Saint-Denis à Bleury dans l'axe est-ouest.

Étienne, étudiant en droit de 20 ans, vient de perdre sa virginité dans un bordel du Red Light, le fameux quartier olé-olé du centre-ville de Montréal. C’était sa première relation sexuelle avec une femme. Un grand saut dans l’inconnu.

En sortant de la « maison de tolérance », près de la rue Sherbrooke, le jeune homme est très surpris de croiser… son père ! Le paternel lui lance un clin d’œil complice avant de s’introduire dans une maison close comme on entre sans frapper chez une vieille connaissance. Lire la suite…

Sélection de lectures digestes (7)

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11
mai

Pour mieux comprendre et vivre la rencontre, ce ne sont pas les livres qui manquent. Aujourd’hui : les meilleurs romans et récits amoureux européens, classiques et contemporains.

Cette sélection est bien sûr très personnelle (et limitée, ma culture littéraire est pleine de trous). Si vous avez d’autres titres à suggérer, n’hésitez pas ! Lire la suite…

Quand une célibataire attire des hommes en couple…

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8
mai

La semaine dernière, une célibataire m’a contacté pour me demander conseil. Nous avons dialogué par courriel pendant quelques jours. Je crois, bien humblement, avoir éclairé sa lanterne.

Je publie ici cette petite correspondance, avec l’accord de la célibataire concernée. (J’ai modifié son prénom et réécrit certains passages pour préserver son anonymat.)

Voici le premier courriel : Lire la suite…

Rencontre-débat : le prix de l’amour

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2
mai

J’inaugurerai, le 14 mai prochain, une série de rencontres-débats Dans le blanc des yeux sur la rencontre, l’amour, le couple, etc. ouvertes à tous. Formule 6 à 8, dans un bar. Mon premier invité : le psychanalyste-écrivain Maxime Olivier Moutier, qui nous parlera du « prix de l’amour ».

Tout le monde cherche l’amour, mais peu de gens sont prêts à en payer le prix. S’agit-il de quelque chose qui se donne ou de quelque chose qui se prend ? Tomber en amour est l’une des plus extraordinaires aventures qu’un être humain puisse vivre, mais à chaque fois que l’on s’attache à quelqu’un, il y a un « coût ». Par exemple, souffrir de l’absence de l’autre… Lire la suite…

Condamnée à mort, elle épouse son bourreau

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1
mai

Aujourd’hui, petit retour en arrière dans l’histoire du Québec. Parce que j’ai envie de vous raconter une anecdote très étonnante.

Notre coin d’Amérique ne regorge pas de grands séducteurs. Ce sont plutôt les femmes qui se distinguent par leur audace. Voici un fait vécu, rocambolesque conquête amoureuse survenue à Québec en 1751.

Un militaire d’une vingtaine d’années, Jean Corollaire (ou Corolère, selon les sources historiques), est arrêté à Québec en janvier 1751 pour s’être battu en duel — ce qui est interdit. Dans l’attente de son procès, il est écroué dans la prison du palais de l’Intendant. Une prison mixte : hommes et femmes sont enfermés dans des cellules voisines, mais séparées.

La détenue voisine de Jean Corollaire, justement, est une jeune femme de 20 ans. Françoise Laurent, condamnée à la pendaison. Lire la suite…

Fuck les chansons d’amour

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30
avr

Une lectrice m’a reproché, à la suite de mon billet sur les chansons paillardes (publié vendredi dernier), de « démolir » les chansons d’amour.

Hé oui, je déteste à mort les chansons d’amour. Pourquoi ? Parce que ces complaintes ne parlent pas d’amour avec intelligence (sauf exceptions) ; elles infantilisent et crétinisent le peuple, génération après génération, en survalorisant des sentiments exacerbés, des mises en scènes irréalistes et des situations pathétiques.

Voici quelques exemples, des classiques de la chanson francophone. (Plusieurs de ces titres ont été repris, réarrangés, réédités, etc., par de nombreux artistes.) Lire la suite…

Les chansons paillardes : poil au cul !

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27
avr

C’est vendredi, billet léger. Et un peu osé.

Chansons paillardesJ’ai déjà résumé, dans un autre blogue, le profond dégoût que m’inspirent les chansons d’amour. Fausses, hypocrites et manipulatrices, ces mièvreries bas de gamme entretiennent dans l’imaginaire collectif des rêveries ultraromantiques déconnectées du réel, des fantasmes impossibles à concrétiser, du pathos et du gratte-bobo complaisants au possible.

Déresponsabilisantes, déprimantes et débilitantes, les chansons d’amour nuisent aux bien-être des individus (et, à la longue, de la société). On devrait les considérer comme un problème de santé publique au même titre que la malbouffe, les drogues dures ou le jeu compulsif.

Pour se purger de ce braillage amoureux gnangnan, il existe heureusement un remède : les chansons paillardes. Lire la suite…

Précarité d’emploi et précarité sentimentale

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24
avr

À la fin de mes études, en 1994, le Québec sortait d’une longue récession économique. Le PIB reprenait du poil de la bête, mais les entreprises créaient très peu d’emplois à temps plein. Elles préféraient multiplier le nombre d’emplois à temps partiel et temporaires, recourir à la sous-traitance et au travail autonome.

J’ai donc commencé ma vie professionnelle en bossant à la pige. Je croyais, à l’époque, que cette situation serait temporaire. Elle est devenue mon mode de vie. Lire la suite…

Vouloir des enfants… ou pas

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20
avr

Vouloir des enfants... ou pasRègle générale, une célibataire sans enfant dans la trentaine a envie de fonder une famille. Aspiration toute naturelle, légitime. Mais quand le tic-tac-tic-tac de son horloge biologique ressemble au supplice de la goutte d’eau, ce n’est plus un simple souhait, c’est une obsession.

Elle peut aussi subir la pression sociale de ses amies enceintes ou jeunes mamans, de ses propres parents (« Quand nous donneras-tu des petits-enfants ? »). Pression qui, conjugée au compte à rebours biologique, a de quoi la rendre dingue.

En somme, ses éventuels partenaires mâles ne pourront échapper à une question ô combien cruciale : « Toi, veux-tu des enfants ? » Lire la suite…

Cyclotourisme sentimental

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17
avr

Cyclotourisme sentimentalC’est le printemps. Ça sent bon la terre mouillée. Les bourgeons bourgeonnent, les fleurs fleurissent. Des animaux copulent. Et sur les routes réapparaissent les cyclistes.

Alice*, fin trentaine, est une maniaque de vélo. Avec le retour du beau temps, elle consacre une bonne partie de ses week-ends et de ses congés à de longues randonnées sur les routes du Québec et des États-Unis. Parfois seule, le plus souvent en groupe avec un club cycliste.

Elle en profite pour flirter. Ou pour se laisser séduire.

Comment peut-on rencontrer tout en pédalant ? Alice a bien voulu se confier à votre humble serviteur. (Elle et moi, on se connaît depuis longtemps. D’où le tutoiement.) Lire la suite…